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Le marché sur l'eau à Amiens et l'activité maraîchère

Maraîchage : La production de légumes d'hiver.

R2- Oui, et pis avant l'hiver, on allait dans les champs, les gens, les cultivateurs, ils mettaient des pièces de navets ; alors on allait arracher des navets dans les champs. On faisait des bottes et pis c'qui n'pouvait pas faire d'bottes on faisait au poids. Alors l'soir, on comptait tout ça.

R1- Ouais

Q2- Les agriculteurs faisaient les navets pour eux ?

R1- Les cultivateurs, souvent ils mettaient ça, après du seig'e, à l'époque on mettait beaucoup d'seig'e, maint'nant on n'en met plus beaucoup . Et puis après leur seig'e, ils l'coupaient pour l'donner en fourrage vert et pis enfin ils en conservaient pour l' faire sec, et pis après ils foutaient un p'tit labour puis ils s'maient un carré d'navets.

R2- Des navets, des navets comme ça

R1- Quand ces navets ils étaient bons à vendre, ils v'naient nous chercher...

R2- Ils disaient : "J'ai une pièce de navets, tu viendras".

R1- Et puis on vendait des navets, voilà, on vendait des légumes tout l'hiver.

Q2- Vous vendiez pour eux ?

R2- Non non non.

R1- Non.

R2- Non, on l'achetait la pièce. Ah on achetait la pièce, le navet, ils nous vendaient ils disaient bon ben combien qu'tu mets, allez...

Q2- C'est comme ça qu'vous faisiez les marchés l'hiver en fait

R2- Oui, alors on avait comme ça un peu de légumes, des navets d'champ, du poireau, on l'a toujours, tout l'hiver, il faut vraiment quand il gèle trop fort, quoi hein

R1- Trois quatre mois, trois mois toujours sans rien vendre

R2- Sans vendre grand chose hein. Oui.

Q2- Vous étiez les seuls à faire ça ? A ach'ter des p'tites pièces de navets aux agriculteurs ?

R1- Ah, ben oui, ah, tout est r'latif on peut dire, si mais enfin , j'crois par ici y'avait beaucoup d'navets hein.

R2- Oui beaucoup d'navets, y'avait un tas qu'elle restait là à côté ...

R1- D'temps en temps ils portaient à un grossis'e .

R2- Eux ils ach'taient des pièces d'navets comme ça qui soyent coupés, pis eux ils portaient à un grossiste, hein l'père Dubois.

R1- Ou il en conduisait à Guérin

R2- Oui, lui il en conduisait à Guérin, qu'c'était un grossis'e.

Q2- Bon, pour parler du marché l'hiver, j'suppose que c'était la saison un peu morte.

R1- Ah ouais.

Q- Alors, comment était-il ce marché l'hiver ? Dans les années quarante, trente-cinq quarante par là ? Il y avait moins d'monde ?

R1- Oh si y'avait beaucoup moins d'monde ...

R2- J'sais pas.

R1- Hein ?

R2- Oui, y'avait moins d'monde, mais celui qui voulait vraiment avoir des légumes fraiches il v'nait. Hein. Oui, oui. V'savez, on ne r'gardait pas sortir. Et pis on v'nait à pied, hein (rire), les gens y v'naient pas en voiture hein. Les gens ils v'naient à pied, ou bien en vélo.

Q2- Pour parler plus de vous, Madame Dubuffet, quand vous étiez jeune, le fait d'être une femme, ça changeait, ça changeait les choses ? Vous aviez des travaux spécifiques que vous aviez à faire ? Vous deviez par exemple, vous occuper d'la maison ?

R2- Ah oui, quand j'étais chez mes parents, il fallait oui mais ... eh
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