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L'influence d'Anne Morgan à Blérancourt

Anne Morgan et la mentalité des Blérancourtois

Les gens de Blérancourt n'ont pas eu conscience de c'qui avait été fait pour eux. J'ai toujours pensé ça. Et d'ailleurs euh... ça n'a pas, c'est pas un souvenir qui a été perpétré euh... non les enfants, les jeunes, Anne Morgan ça leur dit rien du tout.

Q- Alors même quand vous étiez à l'école, on devait en parler beaucoup ?

R- Ah oui, oui oui. Oui. C'est vrai que... on nous en parlait, mais par contre, et moi j'ai toujours trouvé ça drôle, on ne nous emmenait jamais au musée. Moi j'suis allée au musée avec mes parents, mais pas avec l'institutrice.

Q- Peut-être un... un droit d'entrée euh... était un peu cher ?

R- Je sais pas. Et mon institutrice vit encore, il faudrait que j'lui d'mande pourquoi. Un jour j'lui demanderai.

Q- Elle vit encore à Blérancourt ?

R- Non elle habite Château-Thierry. Mais non, on n'est jamais allé au musée avec l'école, avec des explications euh... c'est dommage quoi. Et je n'sais pas si les instituteurs actuels le font...... parce que un jour, justement je disais que c'était dommage et une institutrice m'a dit euh... les peintures du musée n'm'intéressent pas. Ah ben oui, mais... on n'y va pas pour soi, on y va pour les enfants et puis quand même, il faudrait être difficile, j'sais pas si vous y êtes déjà allés mais... il y a quand même des peintures qui sont... excellentes quoi !

Q- Et vous, lorsque vous étiez enfant avez... vous eu l'occasion d'aller jouer dans le dans l'jardin, dans l'parc du château ?

R- Oui bien sûr, c'était courant, c'était grand ouvert à tous. C'était pas du tout... vous savez pour avoir été aux USA j'me rends compte que c'est l'habitude, là-bas. C'est ouvert à tout le monde. Hein bon, sous certaines conditions bien sûr de n'pas abîmer, mais sinon il y avait par exemple, quand on entre dans le... le parc du château, à droite il y avait, au fond, il y avait un jeu d'boules où les gens allaient jouer aux boules euh... tous les dimanches quoi par exemple, à gauche, là tout de suite où il y a la statue, il y avait un tennis, donc c'était quand même euh... volontairement ouvert à tout, à tous, et si, ça n'a pas été à l'époque euh... comme ça a été un souhait par la suite, agrandi pour que... euh... on puisse faire un arboretum à droite et je n'sais pas s'ils sont propriétaires à gauche, c'est parce les propriétaires n'avaient pas voulu vendre à Anne Morgan, sinon elle leur aurait acheté. Elle voulait reconstituer le château tel qu'il était, et elle y mettait l'prix, elle pouvait, mais elle était pas obligée hein !

Q- Vous avez dit euh... précédemment, que lors de l'inauguration du musée vous aviez appris l'hymne américain///

R- Oui///

Q- et que vous avez eu l'occasion de l'chanter à plusieurs fois, en quelles autres occasions, il y avait des fêtes annuelles ?

R- Ah ben non, mais au 14 Juillet, au 11 Novembre, euh... les enfants des écoles on leur disait vous v'nez à telle heure à l'école, et puis on... avec les maîtres et maîtresses on allait au monument aux morts et on chantait les deux hymnes.

Q- Et pour la fête nationale américaine aussi le 4 Juillet ?

R- Non !

Q- Non ?

R- La fête nationale américaine je l'ai vue fêtée une seule fois, par un groupe d'américains qui étaient v'nus. Mais c'est dommage ça aussi, j'trouve. Et ce jour là, ils ont organisé un grand barbecue sur le terrain de sport, tout le monde était invité d'ailleurs... mais les gens ne, ne sont pas venus, pas tellement, pourquoi ?

Q- Il y avait des réticences, ou peut-être des résistances, c'était peut-être quelqu'un qui bouleversait peut-être un peu trop les///

R- Ah oui oui oui, c'est ça, hein c'est ça. Ces gens d'Blérancourt ils sont très traditionnalistes et il faut pas du tout euh... les houspiller hein... ça... c'est sûr, et encore aujourd'hui hein !

Q- Et donc par exemple, est-ce qu'il y a eu des résistances, est-ce qu'il y a des gens qui ce sont r'fusés à ça ?

R- J'crois qu'à l'époque ils auraient pas osé !

Q- Oui, ils étaient dans un tel dénuement qu'ils///

R- Oui, oui oui oui, oui oui, oui oui, pis les... à c'moment, je pense qu'à c'moment ils avaient conscience que, ben leur enfant était examiné quand même, et puis euh... après tout si il y avait quelque chose de grave on leur aurait dit, euh... non et ils n'auraient pas osé. C'était la règle. Euh... les américains sont comme ça. Ils ont le respect de la règle, du règlement, de la loi, hein bon... alors ils font respecter ça aux autres, chose que le français n'est pas...
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