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La reconstruction, les loisirs et la vie domestique après-guerre à Noyon

Les logements provisoires

Q- Voilà, donc pouvez-vous me dire euh… donc vous êtes originaire de Noyon ?

R- Non je n'suis pas originaire de Noyon, et mes parents n'étaient pas originaires de Noyon, mes parents, mon père périgourdin, ma mère limousine, sont arrivés à Noyon en octobre 1913, et moi je suis née en 1918 en Haute-Vienne, et ma mère est revenue à Noyon en 1919, c'est ainsi que je suis devenue noyonnaise à partir de cette date. Mes parents avaient, de 1913 à 1914, mes parents habitaient donc Noyon, ma mère a quitté Noyon assez tôt, en début du mois d'août donc, elle n'a pas été coincée par l'arrivée des allemands. Mon père lui est parti un p'tit peu plus tard à bicyclette… alors que les allemands n'étaient pas très loin de Noyon, et en 1919, mon père libéré, a repris son poste à la… de facteur des postes à Noyon, et ma mère m'a ramenée avec elle, de la Haute-Vienne où j'étais née.

Q- D'accord, alors, lorsque votre… lorsque vos parents sont revenus à Noyon euh… où ont-ils trouvé un moyen pour se loger ?

R- Alors mes parents, ont commencé à habiter la maison qu'ils avaient louée en octobre 1913, lors de leur arrivée. Cette maison avait été endommagée, je n'me souviens pas comment, mais je, je sais, je me souviens que ma mère racontait qu'il y pleuvait. Je suppose que mes parents ont dû faire une demande de logement à la mairie de Noyon, et ils ont obtenu un logement provisoire, dans la rue Michelet qui à c'moment là ne s'appelait pas la rue Michelet, mais la ruelle Paindoux, elle ne re… c'était une rue hein, qui n'était pas goudronnée, et là elle n'était pas la seule cette maison provisoire, il y en avait beaucoup d'autres, en bois, très bien construites, celles qui étaient en bois, et d'autres qu'on appelait des… logements provisoires, ceux-là je n'sais pas en quel matériau ils étaient construits.

Q- Donc et… comment dire, c'était un logement provisoire qui était grand, avec un grand nombre de pièces ou…

R- Euh… je me souviens, les pièces, elles n'étaient pas nombreuses les pièces, je me souviens de 3 grandes pièces, mais elles étaient spacieuses, c'était des pièces carrées, et… c'est un fait que on était peut-être, on était pas tellement au large quoi, il y avait, je me souviens d'une pièce qui servait de cuisine, il y avait certainement une salle à manger, derrière, et la troisième pièce c'était la chambre à coucher, et, je partageais la chambre de mes parents, je me souviens d'un lit qui était dans cette chambre mais c'est assez, c'est assez vague.

Q- Oui, et… comment dire vos parents sont restés dans ce logement jusque quand ?

R- Alors là je… j'ai cherché dernièrement de combien, de 1919 à combien, je ne m'en souviens pas bien, mais je sais qu'ils cherchaient un autre logement, au dessus du, c'est-à-dire ils avaient été obligés de chercher un autre logement, parce que, le terrain ou appartenait à un personnage, ou il a été vendu, si bien que le propriétaire voulait se faire construire une maison en dur, et petit à petit les maisons provisoires de la rue Michelet ont disparu au profit de constructions définitives. Alors mes parents ont donc trouvé un logement avenue Jean Jaurès, il n'était pas encore très… très vaste mais il y avait un… il y avait une chambre au 1er étage, et nous y sommes restés là quelques années, alors l'arrivée dans, avenue Jean Jaurès, je n'sais pas à quelle date elle se situe, car en 1923 j'habitais encore rue Michelet, comme à Noyon il n'y avait pas d'école maternelle, l'école primaire devait, recevait les enfants dès leur cinquième année, et le jour de mes 5 ans, ma mère m'a pris par la main et m'a fait inscrire à l'école, et à partir de c'moment là, j'ai fait l'trajet, 4 fois par jour, rue Michelet, rue de Paris, rue de Paris, rue Michelet, mais malheureusement, je n'regardais pas la façon dont la construction se faisait, mais je me souviens vaguement des ruines, mais très vaguement, très vaguement, des ruines, des maisons qui étaient, qui étaient contre la… l'hôtel de ville, c'est des maisons qui ont disparu progressivement, mais alors là je serais incapable de dire à quelle date elles ont disparu. Je me souviens des ruines, des petites maisons qu'il y avait tout le long de la salle des fêtes, car là, là où récemment il y avait encore un parking, il y avait des maisons, il y avait une petite rue qui longeait la salle des fêtes et je me souviens de ces ruines parce que, on allait… quand on sortait de l'école on y allait, j'sautais sur les… les comment dirais-je, les carrelages de cuisine que l'on voyait encore. Que dire euh… de quels souvenirs///
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