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Le quotidien de la deuxième guerre mondiale dans l'Amiénois

La Libération et la fuite des Allemands dans la vallée de la Nièvre pendant la seconde guerre mondiale

Q1 : Hum hum. Vous aviez euh commencé à parler de euh.de la libération en fait,
comment c'est arrivé. Vous disiez que vous l'sentiez v'nir mais que.Comment, enfin, c'est pas simplement un sentiment, y'a.?

R1 : Ben, on sent. On les a su à Paris hein. Après on était renseigné toujours hein. On avait, on avait la, la, la radio. On avait tout. La montée sur Paris, hein, une fois qu'l'front il a été percé, Leclerc qui débarque Paris euh.Quelques jours après, c'était la Somme, c'était Amiens. A Amiens, c'est un cousin, toujours un d'ces [P3] là, qui, avec huit résistants, il faisait partie d'la police lui hein, c'est la police.gardien d'la paix quoi. Il a arraché l'cordon du, du pont Beauvillé, et l'pont n'a pas sauté. Si bien que les troupes sont passées et on aurait vraisemblablement eu les allemands deux jours après. Mais, là, le pont ouvert, ils étaient là tout d'suite. L'lend'main, ils étaient là hein. Euh.pas les allemands hein, les anglais. Les troupes euh, anglaises. C'étaient des canadiens nous. Nous, on a eu des canadiens. Et. ben oui, et pis, là c'était la grande joie hein. C'est.

Q1 : Mais les allemands étaient partis avant ?

R1 : Oh, ben, ils ont décroché hein. Ils décrochaient. Ils sont arrivés le jour où, c'est à dire le premier septembre. Ils sont arrivés, les allemands sont arrivés ici le premier septembre. Euh.le matin, y'en avait pas d'trop à [A] ou très peu. Le matin.à. trois heures et d'mie, quatre heures, il faisait jour quand même. Le jour se pointait, Boom aux grandes portes, euh.tout.à casser tout. Alors euh, je m'souviens, moi, j'étais couché avec mes soeurs là, là haut et mes parents couchaient là. Et puis.les troupes ont enfoncé les grands portes pour entrer et reprendre des ch'vaux ou mettre leurs ch'vaux en attente. Et il y a eu une batterie qui a été mis là, une batterie, c'est à dire quatre canons, qu'ont été mis en batterie là pour faire la bataille de la Somme. Quatre autres qu'ont été mis au bout du village là bas, à la (???) pour également euh.faire la bataille de la Somme. Ils n's'attendaient pas à c'que l'pont.l'pont Beauvillé aurait pas, n'aurait pas, aurait sauté plus tôt hein. Ils s'attendaient.

Q1 : Hum.

R1 : Alors, euh.aussi vite, y'a eu un contre-ordre, ils n'ont même pas tiré hein. La bataille de la Somme n's'est pas faite et, je m'souviens, y'avait.Ça rentrait, ça sortait à c'moment là. Ils s'préparaient à faire la, la, la.///

Q1 : A cause du pont ?

R1 : Ouais. Alors, il y a même un.un.gradé qui est rentré et qui a dit à ma mère "nous, madame, nous faisons, nous allons faire la bataille de la Somme". Ben, une heure après, tout l'monde était parti. Y'a eu un contre-ordre. Alors, ils ont sorti les ch'vaux, ils ont rat'lé les ch'vaux, canons, y'avait une remorque, vous savez dans la cour, de rentrée ces, ces charriots lorrains hein, un p'tit peu comme ça. Euh.y'avait d'tout là d'dans. Y'avait une machine à coudre, y'avait un tas d'trucs. Pff.C'était rempli d'tas d'trucs. Ils s'en allaient prendre n'importe quoi, pis ils s'en allaient. Alors, ils ont monté.Y'avait une roue qu'était comme ça et qu'ils vont accrocher. Pis ils vont s'écraser là. Ils n'sortiront pas d'la grand porte. Enfin, ils sont partis, ils étaient partis ils étaient partis. Hein mais.

Q1 : Ils partaient quand même en prenant des choses euh au.?

R1 : Ben, c'est des choses qui avaient été pris euh.comme ça. Ce sont certainement des soldats qui ont, qui ont ramassé ça comme ça. Dans, dans ces troupes là, y'avait même des asiatiques dedans, qui portaient l'uniforme allemand hein. Y'en avait qu'étaient fatigués. J'm'en rappelle, y'en avait d'couché dans la paille là, pis y'en a qui sont v'nu les réveiller pis, ils ont fini.Mais ils s'en allaient, vous savez, .Pis alors, après, y'a eu la résistance de [A] hein. Qui a.qui a fait son.qui a mis un plus quand même à la libération hein. Et il s'passait c'qu'il se passait partout quoi hein.

Q1 : Hum, c'est à dire ?

R1 : Ben, c'est à dire que, tout ceux qu'ont pu avoir un fusil, récolter un fusil, parce que y'en avait beaucoup qui j'taient leur fusil, hein les allemands. Après la libération, on en trouvait dans les champs comme (???) hein. Des. Ils fuyaient hein. Dans l'fond, il faut les choses comme elle sont. Ils attendaient, ils attendaient d'être faire, d'être prisonniers hein. C'était.y'avait véritablement plus de.plus d'combats hein. Ou alors, c'était organisé pour faire une défense plus loin, comme ça s'est fait dans les Ardennes, à un certain moment donné. Mais enfin, c'était quand même plus hein.vis à vis d'la force anglo-américaine qu'est arrivée là, ils n'pouvaient rien faire hein. Ils pouvaient rien faire.

Q1 : C'que vous vouliez dire à propos de la résistance, c'est ce qu'on appelle la rés.les résistants de.

R1 : Oui, la FFI, les Forces Françaises de l'Intérieur. Ah oui, parce qu'il y a eu des p'tits groupes de formés sur la (???). Y'en a qu'étaient au FTP, au Franc Tireur et Partisans. Y'en avaient qu'étaient avec la gendarmerie. Y'avait avec Charles de Gaulle ou (???). Je n'sais plus, comme ça. Y'avait des, des. Alors bon, ben, c'jour là, c'est vrai qu'il y a eu une, y'en a eu beaucoup qui voulaient, qui voulaient leur allemand hein. Il s'est fait des choses qui auraient pu être.Mais il faut voir hein. Y'a des gens qu'avaient souffert, y'avait des gens. il faut comprendre hein. Y'avait des allemands qui attendaient d'sortir, je m'souviens, un p'tit peu là bas, dans un boyau, dans un abri. Et puis.Y'avait des.Y'en avait un qui avait un soldat. Ils voulaient sortir, mais ils avaient peur d'sortir hein. Pis il leur a tiré d'sus quand même hein. Y'a un qu'a sorti, il était.Bon, il a été blessé, ç'aurait pu être évité
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