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Récit d'un mécanicien à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Le parcours professionnel et les postes occupés à la sucrerie

Q2 : Donc, ce qu'on voudrait savoir, en fait, c'est… un peu comment ça se passait dans la sucrerie. Donc, en fait, on voudrait savoir votre premier jour, comment ça s'est passé ?

R : Ah, mon premier jour… la date exacte, je ne l'ai plus en tête, mais c'était en mars 62, donc il y a déjà quelques années. Disons que moi je suis rentré… d'abord à la sucrerie de Sainte Emilie. J'ai démarré à la sucrerie de Sainte Emilie dans la Somme et je sortais de l'école. Donc, j'avais 17 ans et demi et j'ai d'abord démarré en campagne, j'étais au coupe-racines. Pour démarrer, j'étais à l'affûtage, aux coupe-racines, c'est-à-dire sur les appareils qui découpent les betteraves en fines lamelles, pour pouvoir entrer dans les appareils qui… pour extraire le sucre. Alors j'ai démarré, d'abord, en ce qui concerne la production, sinon moi j'étais mécanicien-ajusteur. Alors, inter-campagne, c'est-à-dire que bon, dans les sucreries, ça se passe comme ça, bon il y a une période de campagne d'environ trois mois… Et d'ailleurs, quand j'ai débuté, c'étaient des très longues campagnes. C'étaient des campagnes de… la première campagne que j'ai faite, elle a duré 109 jours, c'est-à-dire qu'elle démarrait début octobre et on a fini, pratiquement, à la mi-janvier. C'étaient des campagnes assez longues, plus comme aujourd'hui. Aujourd'hui, bon une campagne de 70/75 jours, c'est déjà des campagnes importantes.

Alors, disons que j'ai démarré, donc, inter-campagne, donc entre les saisons. J'étais mécanicien-ajusteur et moi, j'ai surtout démarré, bon sur le matériel mécanique, bien sûr, j'étais mécanicien, tout ce qui était réparation de pompes… Mais j'ai eu la chance de démarrer surtout sur du matériel à vapeur, c'est-à-dire les turbos alternateurs. J'ai eu la chance de démarrer là-dessus. Ce sont des matériels quand même assez pointus, surtout en sucrerie, c'est de l'énergie, c'est un peu comme si c'était le cœur d'une personne.

Q1 : Oui.

R : Tout ce qui est chaudière vapeur et électricité, turbo alternateur, c'est le cœur de… c'est le cœur de l'usine, de l'entreprise. Alors, j'ai donc démarré comme ça, puis en campagne, on m'a mis d'abord aux coupe-racines, puis après, bon, j'ai changé plusieurs fois d'affectation. J'ai donc démarré aux coupe-racines, après j'ai suivi la chaîne de production. Je m'suis retrouvé à l'épuration, c'est-à-dire la zone où on introduit de la chaux, une certaine dose de chaux que l'on carbonate en introduisant, à nouveau, du gaz carbonique pour créer des petits cristaux pour permettre d'épurer le jus sur des filtres après. Alors j'ai donc… j'suis donc passé à l'épuration et ensuite, jusqu'à l'évaporation, que j'suis allé. Alors, l'évaporation, bon, c'est là où on concentre les jus. Par exemple, les jus rentrent en évaporation à 16 % de jus sucrés et sortis de l'évaporation, ça devient un sirop, un sirop un peu comme un caramel encore liquide quoi, bien sûr. Et donc, après je m'suis marié, bien sûr et j'ai travaillé un peu à Saint Quentin. Bon, j'ai fait un tout petit intermède dans une société d'électricité, UNELEC pour ne pas la citer. Mais j'y suis resté que neuf mois parce que, bon, les les salaires n'étaient pas très convaincants. Alors, j'ai donc fait une demande à Origny Sainte Benoîte et puis c'est de là que je suis rentré en septembre 67 à Origny Sainte Benoîte, toujours en tant que mécanicien. Voilà.

Q1 : D'accord. Et donc, moi ce que j'ai entendu, donc, c'est que vous étiez… donc amené à occuper plusieurs, plusieurs postes ?

R : Oui, voilà.

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