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Récit d'un mécanicien à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

La description des tâches quotidiennes du surveillant en maintenance

Q1 : Et vous, vous étiez responsable. Donc, vous étiez dans les bureaux ou vous étiez sur le terrain quand même ?

R : Ben disons que j'étais, bon, deux tiers sur le terrain, puis un tiers de travail de bureau, quoi… parce que, bon, y'a des choses qu'il faut organiser, bon y'a des commandes à faire, essayer de faire un peu de gestion aussi bien des personnels que du matériel, organiser. Alors, bon, en gros… mais malgré tout, bon, moi, mon emploi était quand même aux deux tiers plutôt sur le terrain. Parce que bon, dans les débuts que j'étais responsable ici, j'avais quand même 38 personnes à gérer. Alors, il est bien évident que 38 personnes, si vous voulez les voir les 38 dans la journée et approfondir un problème avec chaque, vous ne pouvez pas. Il est bien évident qu'il faut… il faut être sur le terrain. Ça c'est clair, surtout que c'était un… bon, mécanicien, bon c'est un métier de terrain, donc, l'essentiel du travail était quand même sur le terrain. C'était… Bon après, bien sûr, après, il y a toujours de la gestion, il y a des commandes à faire quand il manque du matériel, du matériel à remplacer, du matériel à rechercher, des fois, pour avoir les… meilleurs prix ou les meilleurs… bon y'a toujours une partie, quand même hein, mais c'est un métier, l'essentiel est quand même sur le terrain, aussi bien mécanicien qu'électricien ou chaudronnier, tuyauteur… Ça se sont des métiers qui sont des métiers de terrain, hein. Il faut être sur le terrain avec les gens, parce que, vous savez, si vous n'êtes pas avec les gens sur le terrain, il est bien évident que les gens, ils ont tendance à se démobiliser un peu et puis…

Q1 : Et ça se passait comment une journée de travail… normale, enfin, en campagne pour vous ?

R : Ah ben… Bon disons que moi pour mon cas personnel, une journée de travail, bon, souvent, quand on arrive, déjà, y'a une… la personne qui était avant vous, on fait une petite réunion, hein, déjà, pour se passer les consignes, hein, parce que, bon, si y'a un problème à un endroit ou si on a repéré un matériel qui est en train de se détériorer, bon, il faut prévoir son remplacement ou prévoir sa réparation, suivant le cas. Alors, la personne qui était avant vous, bon, donc, elle vous passe les consignes, hein, ou alors, si y'a même un problème de production, y'a un passage de consigne déjà, hein. Suite à ça, bon, soit que vous allez voir directement sur le terrain ce qui se passe pour commencer à repérer, commencer à préparer une intervention ou pas, suivant le cas, et sinon, bon après, moi, ce que je faisais, en arrivant, j'avais l'habitude de faire une tournée générale, déjà, justement, pour voir tout le matériel, voir les personnes sur place qui conduisent les matériels, voir s'il y a une anomalie quelque part, s'il y a quelque chose qui se prépare, ou s'il faut préparer une intervention, hein, en plus des consignes qu'on vous a passées. Alors, en général, j'avais l'habitude, comme ça en arrivant, de faire une tournée assez rapide pour voir si y'avait rien de spécial ou si y'avait pas une urgence quelque part et puis après, donc, la suite du poste, je voyais avec les gens de la production si, eux, ils avaient pas un ennui avec un appareil qui… bon, qui était un peu défectueux ou qui faisait du… un produit qui n'allait pas, quoi. Puis après, donc, s'il me restait du temps dans le poste, alors bon, je refaisais un tour un peu plus dans le détail en allant voir un peu plus dans le détail ce qui s'passait.

Q1 : Donc, c'est vous qu'on consultait en… en amont, donc. On venait tout le temps vous voir et vous étiez… vous dirigiez vraiment le service, donc…

R : Ah oui oui, de matériel. Ah oui, oui, pendant le poste… même à la limite, bon, moi, comme… inter-campagne, comme j'suis… comme j'étais responsable de tout ce qui était matériel mécanique et moteur électrique, alors ça arrivait même des fois, bon, pas souvent, mais… parce que, par exemple, moi, j'étais d'un poste en matériel. Bon, par exemple, y'avait un autre poste, y'avait un responsable matériel mais qui était plus spécialisé, par exemple, en électricité. Après y'avait un autre troisième poste, bon, c'était peut-être un… un responsable qui était spécialisé aussi dans une autre branche. Alors, ces gens-là, si vous voulez, des fois, ils avaient un problème à régler dans leur poste et ils n'avaient pas la solution. Alors, bon, ils m'faisaient appel et bon, j'allais voir si moi je pouvais l'avoir la solution, parce que des fois, des fois, des pannes, on n'a pas toujours la solution miracle, hein, malheureusement, hein. Et puis moi, c'était pareil vis-à-vis d'eux. Par exemple, des fois, quand j'avais un problème électrique important, bon, ça m'arrivait d'appeler un responsable électricien, mais quelqu'un qui était vraiment dans… c'était son métier, quoi, hein, c'était sa spécialité. Ça, ça arrivait.

Q1 : Donc, ça relève un petit peu de la solidarité, finalement ?

R : Ah oui oui oui. Ben oui. N'importe comment… bon, on est censé être formé à… je dirais, 90 95 % des pannes qu'on a, même si on n'est pas dans sa spécialité. Mais y'a toujours un petit problème un peu plus pointu que… bon, vous n'pouvez pas tout connaître, c'est… c'est impossible. Et puis, vous ne pouvez pas avoir la solution à tout, ça serait, ça serait trop beau, hein, sinon… y'a… y'a… sur les trois postes, y'en aurait plus besoin que d'un, on viendrait faire un petit tour et puis, hop… ça serait trop beau, ça serait trop beau. Mais c'est vrai que les responsables matériel… si vous voulez, moi j'étais plus spécialisé dans le matériel mécanique et les moteurs électriques, mais… bon bien sûr, la partie mécanique et puis, bon, j'avais un collègue qui était plus électricien et puis un autre, il était plus chaudronnerie tuyauterie. Alors, des fois, bon, on se faisait appel quand on avait un problème à régler ou une intervention à préparer et de manière qui y'ait pas d'accident, parce qu'une intervention sur des systèmes électriques, des systèmes haute tension ou sur du 15.000 ou… sur du 15.000 volts, bon il est bien évident qu'il y a quelques précautions à prendre, hein, qu'on n'est pas toujours bien au courant quand on n'est pas du métier, hein. Et puis, ça, on n'a pas le droit à l'erreur, hein, sur du 15.000 volts, si j'avais fait une erreur, quelque chose, d'abord une, j'avais même pas le droit, hein, j'aurais pas eu le droit, mais si j'avais eu un accident sur du 15.000 volts…

Q1 : Il faut une formation spéciale, je crois, pour ça… Oui.

R : Oui, il faut une formation spéciale et puis bon, y'a quelques précautions à prendre que j'connais mais que je ne suis pas censé utiliser. C'est… bon, c'est des formations bien spéciales, bien spécifiques. Il faut il faut passer par l'APAVE, il faut… bon y'a des formations spéciales.
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