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Récit d'un mécanicien à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Le travail de surveillance et de maintenance des machines

Q1 : Et vous travaillez donc directement, je veux dire… Vous, pendant les pendant les campagnes, vous m'aviez dit que vous faisiez beaucoup de… vous avez occupé beaucoup de postes ?

R : Oui. Tout au moins à Sainte Emilie. Tout au début de ma carrière en sucrerie, j'ai occupé plusieurs postes différents.

Q1 : D'accord.

R : Mais après, quand j'suis arrivé à Origny, j'suis resté essentiellement à la maintenance, hein. Puis, après, je suis passé responsable. Donc, alors après, j'étais responsable d'un poste au point de vue maintenance matériel, hein, pour la surveillance du matériel. Surveillance et puis, bon, surveiller de manière que le matériel soit le plus performant possible, parce qu'il faut savoir c'est qu'en sucrerie, comme on ne travaille que trois à quatre mois par an, il est bien évident qu'il faut être performant. Alors, c'est déjà inter-campagne, la préparation du matériel, parce que, si vous voulez, bon, pendant la campagne, on n'a pas droit à l'erreur si vous voulez. Il faut que ça travaille quatre mois vraiment à plein régime, parce qu'il est bien évident qu'une panne de 24 heures, c'est une perte énorme, parce que si vous avez une panne mécanique, par exemple, de 24 heures, pendant 24 heures, ça veut dire que l'usine est arrêtée mais que tout ce qui est chaufferie, tout ce qui est électricité, tout ça, on continuait à produire quand même. Alors, il est bien évident que c'était une perte… c'était une perte sèche, hein. On n'a pas le droit… On est une industrie un peu particulière du fait qu'on ne travaille que trois quatre mois par an, mais il est bien évident qu'il faut qu'elle soit performante pendant trois quatre mois, hein. On ne peut pas se permettre d'être, la moitié du temps, à moitié arrêté ou… ça, en sucrerie. On ne connaissait pas jusqu'à maintenant, hein.

Q1 : Et vous étiez… Quand quand vous êtes arrivés à Origny, donc, y avait-il déjà, donc, le système de diffusion en continu qui qui a fait que la râperie n'était plus là, ou vous avez commencé avec la râperie ?

R : La… Quand j'suis arrivé à Origny, on avait encore une partie distillerie. Mais, elle était… si vous voulez la distillerie, on… c'étaient déjà des diffusions, une diffusion continue. C'était une diffusion continue. Mais par contre, j'ai connu, dans le passé, mes parents ont travaillé à Roisel, ils étaient en sucrerie aussi, à Roisel dans la Somme, une toute petite sucrerie qui faisait 500 tonnes jour, mais c'étaient encore les diffusions qu'on appelait à vase. C'était… si vous voulez, c'étaient des réservoirs mis l'un à côté de l'autre. On les remplissait, puis après, on faisait circuler l'eau et le jus d'un appareil à l'autre, hein, de manière à épuiser les cossettes, et à récupérer le maximum de sucre. Et ça, c'étaient les premières diffusions, hein, les diffusions à vase. Mais, à Origny, j'ai… j'ai pas connu ça, hein. Non, je ne l'ai pas connu pendant ma période professionnelle. Mais, j'ai connu ça quand mes parents travaillaient à Roisel. Ça, j'ai connu ce système-là.

Q1 : Et vous étiez aussi… également responsable de l'entretien de ce système de diffusion donc ?

R : Diffusion à vase ?

Q1 : Non, non.

R : Ah non, non. C'que j'ai connu, c'était à Sainte Emilie, on a eu des diffusions, c'était des… Ah, comment c'étaient… des DBS, enfin c'était le nom de la marque de fabrication. Souvent, on appelle ça par les marques. Et c'étaient des diffusions, disons que c'était un système interne. Déjà, c'était un système continu. C'étaient deux hélices qui tournaient, comme ça, l'une dans l'autre. Alors, après, quand j'suis arrivé à Origny, là, c'étaient les systèmes RT. Alors là, c'était le tube qui tournait, carrément, et puis si vous voulez, à l'intérieur, ça fait un… un genre de système d'hélices quoi, mais ce sont des compartiments. Alors, le… si bien que les cossettes et le jus restent mélangés pendant un certain temps dans chaque compartiment et c'est seulement quand le compartiment bascule qu'il va rejoindre un autre compartiment, hein. Et c'est un peu un système à vase, mais en continu du fait que l'appareil tourne en continu quoi, hein. Mais sinon, pour le principe, il est toujours le même.

Q1 : C'étaient des machines dangereuses, non ?

R : Ah non, ah non, non. Ah non. Moi, je n'ai pas connu. C'étaient les RT. Bon, c'était un tube qui tourne des galets. Bon, c'était un… si vous voulez, c'était un appareil, quand on passe en dessous, un homme passe largement en dessous, hein, il est à quoi deux mètres cinquante, trois mètres de haut, en principe, il n'y a aucun danger avec ces appareils-là, pas à ma connaissance. Je n'ai jamais connu d'accident à ce niveau-là, non. Non, non, je n'ai pas…

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