Accueil Le projet Les dossiers La base projets2003 réalisations contact
Mémoire Vivante de Picardie - La base
presentation consultation
retour à la liste

Récit d'un délégué syndical à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Les négociations entre syndicats

et pour ce qui est maintenant de tout ce qui est contact avec euh… avec justement les représentants des ouvriers et tout ça… vous, vous m'aviez dit que vous étiez en… vous aviez pris un syndicat, un CGC…

R : Oui, oui.

Q : Et vous étiez… enfin, comment ça se passait vis-à-vis des autres employés et tout ça, c'était pas… vous étiez pas en conflit ou… ?

R : Oh non, parce que, comme je vous disais, la CGC vis-à-vis de la CFDT, on n'avait pas beaucoup de pouvoir. C'est clair que notre pouvoir était limité. Bon, on pouvait essayer d'avoir des accords avec le… avec la CFDT, tout au moins discuter avant un accord, mais il est bien évident que c'était pas nous qui allions régler un conflit. On avait rien à voir là-dedans, ça, c'était clair.

Q : Mais vous l'avez créé pourquoi alors ?

R : Oh, ben, disons, c'était pour avoir quand même un droit de parole vis-à-vis de la CFDT, parce que, bon, sinon, ç'aurait été un peu à sens unique. Ça permettait quand même d'avoir un droit de parole quand même dans certains conflits, mais pas dans tous les conflits.

Q : Et vous aviez déjà des… quand vous l'avez créé, vous l'aviez créé pour des objectifs précis ou c'était par anticipation vraiment à à des négociations ou quoi que ce soit ?

R : Oh, c'était plus par anticipation, pour avoir quand même une sorte de droit de présence de l'encadrement quand même dans certaines négociations.

Q : Ouais.

R : Pas dans toutes les négociations, parce que, bon, c'était… y'avait des négociations où on n'était pas partie prenante, mais c'était… c'était quand même pour avoir un droit de présence, pour affirmer la présence de l'encadrement quand même au niveau des négociations.

Q : Tout à l'heure, vous me disiez que vous étiez tombés en désaccord, mais sur quel domaine par exemple ?

R : Oh, en désaccord vraiment, nous, on n'avait pas de désaccord précis. Disons que c'était plutôt… on avait peut-être des désaccords quand les… quand le syndicat salariés revendiquait des choses qui nous paraissaient quand même assez difficiles… difficiles à… comment… à valoriser. Y'avait des choses… cela dit, un syndicat, il est bien évident qu'il demande 100 pour en avoir 50 ou…

Q : Met la barre plus haut.

R : Même des fois moins. Bon, c'est un système, c'est pas… c'est pas nouveau. Ça a toujours existé.

Q : C'est de la négoce.

R : C'est de la négociation. On fait toujours placer la barre assez haut. Bon, alors, après, bien sûr… mais c'est vrai qu'il y avait des moments où, bon, c'était quand même des grèves un peu… peut-être un peu démagogiques.

Q : Y'a eu des grèves, oui, Monsieur me disait ce matin.

R : Oui, oui, ben, lui, il était bien placé. Il était dedans.

Q : Il était en tête de liste.

R : Il était… oui, il a été délégué syndical pendant longtemps, mais c'est vrai qu'il y avait des moments où, bon, y'avait des gens qui étaient assez durs pour négocier, parce qu'en fait, c'étaient des gens qui voulaient créer un syndicat CGT et ces gens-là étaient beaucoup plus… plus durs, plus… Ils étaient toujours prêts à en découdre. Au moindre argument, ils étaient toujours prêts à en découdre. C'était pas toujours facile, même pour les délégués syndicaux, de mettre de l'ordre dans leurs rangs. C'était pas toujours facile non plus. Non, non, c'est pas… vous savez, c'est pas… c'est pas toujours… c'est pas toujours évident pour eux non plus.
nouvelle recherche

votre sélection

ajouter à votre sélection

imprimer
DownloadPlayer