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Un ouvrier polyvalent à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

L'adhésion au syndicat FO

Q1 : Par rapport à l'usine, petite question, y'avait il y avait des syndicats en 46, quand ça a ouvert ?

R : Je ne sais plus en quelle année, les syndicats. Ce n'est pas 46, oh non au début, il n'y en avait pas. La sucrerie, elle marchait déjà. Non, c'est vieux. Ça les syndicats…Je ne sais plus en quelle année que c'était les syndicats. Non, on avait fait grève à ce temps-là, je m'en rappelle.

Q1 : Vous aviez fait grève ?

R : Ah oui, j'ai fait grève.

Q1 : C'était pourquoi ?

R : C'était pour avoir les bleus et les godasses de sécurité.

Q1 : Ah bon. Quelle période, ça environ ?

R : Oh, je m'en rappelle plus. Il y a bien, la sucrerie était en route, ça marchait, puisqu'il y avait le syndicat.

Q1 : C'était quel syndicat ? C'était lequel ?

R : C'est FO.

Q1 : FO ?

R : Force Ouvrière.

Q1 : D'accord. Et FO a existé durant toute la, durant toute votre carrière, vous avez connu FO à Origny, à la sucrerie. Il y avait d'autres syndicats également ?

R : Non, il y avait que celui-là qui a été monté.

Q1 : Il n'y avait que FO. Vous étiez beaucoup ? Vous étiez beaucoup ?

R : Il passait avec sa carte, on payait. A chaque fois qu'on a fait grève, il y avait du monde. Il cadenassait la porte avec les…

Q1 : Vous avez été…

R : A ce moment-là, il faisait les silos de sucre, voyez si c'est vieux, encore. Il a décroché un silo à sucre. On avait même arrêté un charroie qui amenait du béton et des toupies. Alors, ils ont arrêté la toupie, (???) alors ils ont fait venir un huissier, le huissier est venu faire un constat. Le huissier a dit, on va faire le nécessaire, mon copain il me dit, regarde les lames de ressort, ils ne sont pas ils ne sont pas comme ça, ils sont comme ça, donc il est pas chargé votre camion. Il a continué à vider. Le patron, il a souffert à c'temps-là. Tous les quarts d'heure, ils allaient au rendez-vous chez le patron, pour discuter. Le patron, il ne veut pas, et ben on continue.

Q1 : Il y avait un combat vraiment ?

R : Acharné, on était acharné pour.

Q1 : Et vous étiez syndiqué vous ?

R : Oui, j'étais syndiqué aussi.

Q1 : Syndiqué FO.

R : FO aussi.

Q1 : Vous n'avez pas fait partie du du bureau ?

R : Ils me demandaient si je voulais faire partie du bureau. Mais toujours pareil, pour faire partie du bureau, faut savoir s'expliquer pis tout…

Q1 : Pendant trente-cinq ans quoi, pendant trente-cinq ans, vous avez été syndiqués FO ?

R : Oui.

Q1 : Oui, donc, il existait, parce que vous m'avez dit qu'il y avait donc les maisons qui étaient construites par par l'entreprise Origny, donc en 48, vous m'avez dit c'était en 48, et donc il y avait un comité d'entreprise en ce temps là ou ça existait déjà.

R : Ça n'existait pas encore, je n'ai plus de mémoire moi. C'était beaucoup après que les syndicats y se soient montés. Je ne peux pas vous dire à quelle date c'était. Y s'est monté tard. Et là, on a eu droit à notre paire de chaussures et deux et deux paires de bleus.

Q1 : C'est à l'arrivée du comité d'entreprise que vous avez eu le droit à cela ?

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