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Un ouvrier polyvalent à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Les maisons de la sucrerie : leur prêt et leur achat

Q1 : Vous avez acheté la maison ?

R : Ah oui, la maison, elle a été faite à ce moment-là.

Q1 : C'est Monsieur qui disait que dans le quartier, rue Paul Doumer, y a des maisons qui appartiennent à la sucrerie.

R : Ah oui.

Q1 : Ouais. Mais, toutes toutes n'appartiennent pas à la sucrerie alors.

R : Non, on était à dix ici. On a fait faire des maisons. L'usine a fait faire les deux premières là pour les contremaîtres (???), et puis à côté il y en avait une c'était, elle est morte maintenant, la secrétaire du patron, Madame qu'elle habitait là. Elle était logée par l'usine.

Q1 : Ah d'accord.

R : Pis celle d'à-côté, c'était pareil, c'était à l'électricien, ils avaient fait venir, il était logé.

Q1 : OK.

R : A côté, c'est pareil, il était logé par l'usine. Celle d'à côté c'était un copain, c'était un mécanicien, ils avaient fait venir, ils étaient logés par l'usine pour avoir des ouvriers.

Q1 : Et donc c'est un quartier de la sucrerie en gros quoi ?

R : Oui, en partie, et pis de la cimenterie aussi, après la cimenterie s'est mis avec nous, avec eux, pour faire des maisons ensemble, ça coûtait moins cher.

Q2 : Et vous vous avez acheté votre maison ?

R : C'est moi un des premiers.

Q2 : Ouais.

R : C'est grâce à moi qu'elles ont été faites même.

Q1 : Ah bon.

R : Le patron, il a dit, on va faire dix logements pour les mécaniciens tout ça, moi, j'ai été voir le patron, je lui ai demandé pour en avoir une, parce que nous, on avait que deux pièces, comme ça, on avait six gosses.

Q1 : Six enfants pour ces deux pièces-là ?

R : Avec deux pièces, je couchais là, je couchais dans la cuisine. Moi, quand j'étais de nuit, alors les gosses qui étaient là le jour, vous pensez si je dormais bien.

Q1 : A Thenelles, avant vous habitiez à Thenelles. Ouais, c'est pas très loin.

R : Ben, c'est de là qu'on a fait les maisons par ici.

Q1 : D'accord.

R : On a été les voir à Marle, c'est à Marle qu'il y a des pareilles. On a été les voir là-bas avec Monsieur Duval, puis le notaire, on s'est mis d'accord, ben oui on va faire pareil.

Q1 : Pourquoi pourquoi, vous n'aviez pas bénéficié d'une maison de la sucrerie finalement ?

R : C'était pour lui avoir des ouvriers.

Q1 : C'était pour ?

R : C'était pour lui avoir des ouvriers, des vrais ouvriers.

Q1 : Ah oui.

R : Lui, ça ne l'intéressait pas. Il dit je suis du pays, alors il préférait que je sois…

Q1 : Oui.

R : Sûrement.

Q1 : D'accord. Et vous êtes arrivés ici combien de temps après ? Vous êtes vous êtes arrivés ici en quelle année ?

R : Dans les années 50, 48 quand on est arrivé-là. Oui, parce qu'il a fallu les faire faire, il a mis deux ans pour faire les maisons. Il faisait groupe par groupe, à côté il faisait un mur, d'un côté, de l'autre, et il continuait comme ça.

Q1 : Oui, et donc…

R : On a été soulagé après.

Q2 : En dehors de l'usine, vous aviez donc un train de vie freiné, puisque douze heures par jour, parfois on venait vous solliciter pour…

R : Oui, de temps en temps, je ne dis pas toujours mais pendant les campagnes…

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