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Un ouvrier polyvalent à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Les tâches du mécanicien à la sucrerie

Q1 : Et ça se passait comment votre journée de travail, quand vous arriviez le matin, en campagne ? En campagne, ça se passait comment, votre journée de travail ?

R : Ben on arrivait, on avait un lieu qu'on se déshabille. Moi, j'étais à l'atelier, je me déshabillais à l'atelier. Les autres, ils étaient sur place. Ils se déshabillaient sur place où qu'ils étaient. On pointait. Il y avait la pointeuse. On pointait à l'heure qu'on arrivait, à l'heure qu'on sortait.

Q1 : Ouais. Et en maintenance, vous avez déjà eu des grosses pannes, des pannes dans les les machines, où il fallait vraiment travailler pendant longtemps plusieurs jours.

R : Un coup. Oh, c'est vieux, ça, je ne sais plus quelle année c'était. Monsieur [A], il vous aurait parlé de ça. C'est les lavoirs, c'est une grosse hélice qui monte pour monter les betteraves et le fût à l'intérieur. Y avait un trou dans le milieu, il était plus déporté, en forçant le fil a cassé en début de campagne. On était trois jours sans arrêter et c'est (???) qui le faisait à ce temps-là. Il était temps qu'ils arrêtent parce qu'ils avaient tous des fûts de commandés pour des autres sucreries au loin, ils ont dû arrêter tout le machin à ce temps-là.

Q2 : Trois jours vous dites ?

R : Ah oui, trois jours d'arrêt. Il a fallu attendre qu'il y en ait un autre qui revienne, puis la remonter, ah, il y avait du monde et pis le patron était à côté.

Q2 : Et heu…

R : De panne, j'en vois pas d'autres, parce que maintenant les machines sont faites en plusieurs choses, une qui tombe en panne, toc, on repasse sur l'autre. Les pompes alimentaires, ils montent à 50 kg de pression, le tambour tombe en panne, toc, c'est la vapeur qui se met en route, les autres y mettent l'autre en marche et puis hop ça repart. Oh, maintenant, c'est pu c'est plus ça.

Q1 : Et vous travailliez en équipe pour… ou…enfin ça se passait comment, vous, vos réparations, avec le tournage ?

R : Le tournage, c'était à part. J'étais tout seul.

Q1 : Vous étiez dans un atelier à côté, en fait.

R : L'atelier principal en bas, mais en campagne, on ne tournait pas. J'étais posté en campagne, j'étais graisseur.

Q1 : Vous étiez oui, graisseur.

R : C'est vraiment, quand y avait quelque chose qu'ils me rappelaient, j'allais là-bas tout seul et je faisais ce que j'avais à faire.

Q1 : Et vous donc, pendant toutes les campagnes, vous avez été graisseur pendant pendant longtemps, alors ?

R : Oui.

Q1 : A chaque campagne, vous aviez deux métiers ?

R : Oui, graisseur et puis entre-deux je faisais l'atelier. Quand il y avait quelque chose à l'atelier.

Q1 : D'accord.

R : Question rendement de campagne, j'y connais pas rien du tout au sucre. Je connais rien du tout pour le sucre, pourquoi ci, pourquoi ça, tout ça.

Q1 : Vous étiez surtout dans la mécanique quoi ?

R : Le principal, c'est la mécanique et puis les coups de main quand il y avait quelque chose, y avait des fois, il fallait les soulager.

Q1 : Oui, et vous étiez beaucoup en mécanique, non ?

R : Oh, en campagne, il y avait le mécanicien de service qui tournait, pis l'électricien de service qui tournait, chaque poste, il tournait et puis moi j'étais à l'atelier.

Q1 : Donc ça faisait un mécanicien et un électricien par atelier.

R : Oui, par poste, par poste de huit heures.

Q1 : Et ça se passait bien entre mécanicien et électricien ?

R : Oh oui, ça allait, en ce temps-là, ça allait bien, si y avait un moteur qui grillait, aussitôt, hop, tout le monde, il arrivait, démontait le moteur, pendant tout ce temps là, l'autre, il arrivait il remontait. Dans le temps, on marchait en équipe.

Q1 : Oui, c'était solidaire.

R : C'était le rendement de l'usine.

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