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La culture betteravière à Bernot et le transport des betteraves à la sucrerie

Le cycle de culture de la betterave

Q1 : Et est-ce que vous pouvez nous parler un peu, enfin du cycle de la betterave, quand est-ce que vous plantez, quand est ce que ?..

R1 : Ah voilà. La façon de cultiver la betterave a changé depuis 20, 20-30 ans. Au début, c'était de la graine avec des polygermes, quoi, fallait le démarier à la main. Alors, il fallait étager les semis pour que les ouvriers qui faisaient le démariage, ils soient pas engorgés quoi, fallait prolonger, commencer le plus tôt possible et finir le plus tard possible pour qu'ils puissent suivre l'évolution de la pousse quoi. Et puis après, on a eu des des graines segmentées avec des des semoirs de précision, la graine était placée à 15, 17, 19 cm sur la ligne. Alors, à ce moment-là, on semait encore à 45 entre les lignes. Mais maintenant, on est passé à 50, c'est plus facile pour les les travaux avec les tracteurs, y a moins de dégâts déjà et puis les rendements sont équivalents.

Q1 : Et donc, vous plantiez à quelle époque ?

R1 : Oh ben, fin mars souvent. Y a des années exceptionnelles, quelquefois c'était tout au début de mars hein. Oui. Et puis ça se prolongeait jusqu'au 15 15 avril. Je vous dis, au début, quand on faisait encore les démariages. Maintenant, les semis de betteraves, ils sont effectués en 4 ou 5 jours facilement hein.

Q1 : Quand vous dites démariage, c'est quoi exactement le démariage ?

R1 : Le démariage, eh ben, avec une binette, ils laissaient un espace entre la ligne de betteraves qui était en vrac quoi. Ben on laissait une betterave tous les tous les 20 20 centimètres à peu près quoi et fallait mettre la main pour laisser qu'un jet quoi. Alors, les démarieurs, on avait de la main d'œuvre en France et puis après la guerre, on a eu les italiens, après des portugais, des espagnols aussi, oui. Alors, c'étaient des saisonniers, ils faisaient le démariage et puis, y revenaient à la récolte quoi, à l'arrachage. Mais c'était pas un travail facile. On n'aurait pas les surfaces qu'on a maintenant s'il fallait encore le faire à la main.

Q1 : En fait, ils allaient dans les champs, dans les lignes et ils laissaient qu'un seul un seul jet des betteraves qui étaient plantés pour qu'il n'y ait qu'une betterave par…

R1 : Oui, oui.

Q1 : D'accord. Et donc il y avait de l'entretien après, désherbage, pesticide…

R1 : Oui. Ben à ce moment-là, y avait pas de désherbage chimique, c'était la bineuse. Alors, après le démariage, on donnait un coup de rouleau pour aplatir quoi, on passait la bineuse et 15 jours, 3 semaines après, les démarieurs qu'on appelait quoi, ils repassaient pour enlever ce qu'y avait entre les lignes, quoi, les mauvaises herbes qui étaient repoussées. Tandis que maintenant, c'est fait chimiquement quoi, on fait plusieurs traitements en cours en cours d'année pour la betterave quoi.

Q1 : D'accord. Et on enlevait toujours les betteraves montées, ça, ça a pas changé ?

R1 : Ah oui, les betteraves montées, fallait impérativement les enlever parce que les betteraves montées, dix ans après, vous retrouvez des des des jets de betteraves qui repoussent n'importe où et c'est pas bon quoi, il faut pas il faut pas se laisser envahir par les betteraves montées parce que c'est très difficile de s'en débarrasser après.

Q1 : Et la récolte, elle était à peu près à quelle époque ?

R1 : Ben on commençait la dernière dizaine de septembre jusqu'au 15 15 novembre des fois, en ce temps-là, même plus tard. Même oh oui, quand on arrachait à la main, ça finissait jusqu'au mois de décembre hein. Ben oui.

Q1 : Et la part de betteraves dans l'exploitation que vous aviez, c'était à peu près ?

R1 : Oh ben, un quart, un tiers, à peu près, entre un quart et un tiers, quoi.

Q1 : D'accord. Et après, c'était du blé, maïs.

R1 : Voilà oui. Le maïs, c'est plus récent hein. On a fait du maïs, maïs grains, y a pas longtemps qu'on en fait par ici, avant on faisait un peu de maïs pour l'ensilage, pour les bêtes quoi, ceux qui avaient des élevages, il faisait de l'ensilage de maïs. Alors, c'était facilité parce qu'on, le maïs était recouvert de la pulpe de betteraves, c'était très avantageux, y avait pas de perte comme ça. Mais y fallait quand même bâcher après la pulpe de betteraves, la pulpe de betteraves était bâchée quand même et puis mettre, soit de la paille, soit des pneus, pour maintenir la bâche en contact avec les pulpes quoi. Comme, les pulpes, y avait y avait une grosse différence. Avant, on avait de la pulpe humide, et depuis plusieurs années, on a de la pulpe surpressée. Alors, ce qui se conserve beaucoup mieux, y a moins de moins de perte. Et puis, au point de vue odeur, la pulpe surpressée, ça ne sent pratiquement rien, tandis que la pulpe humide, ça se décomposait, c'était comment c'était déjà H2O, sûrement, quelque chose comme ça, j'ai fait un peu de chimie dans le temps quand j'étais au collège, c'était ça.
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