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La culture betteravière à Bernot et le transport des betteraves à la sucrerie

Le transport des betteraves, les rendements et les prix d'achats

Q2 : Tout à l'heure, vous nous avez dit que donc après vous facilitiez donc le travail des ouvriers par rapport par rapport au démariage, aussi par rapport au transport, donc vous étiez en contact avec les ouvriers de la sucrerie ?

R1 : La sucrerie, pas tellement, c'était… Avec les ouvriers de la sucrerie, on n'avait pas tellement de contact quoi. Si, y avait quand on faisait les charrois nous-mêmes, ben y avait quand même des équipes qui déchargeaient des remorques avec le avec le conducteur du chariot quoi. Parce que, en ce temps-là, on livrait avec des chevaux. Ah ouais, des chariots avec 4 ou 5 chevaux, y étaient tous tous livrés comme ça quoi. Puis, après y a eu quand même des silos qui étaient sur les bords des routes et des camions qui chargeaient. Tout au début, c'étaient encore des chargeurs à la main, c'était pas de la tarte, avec des GMC là aussitôt la guerre, c'était à une hauteur assez conséquente hein pour envoyer les betteraves dans la remorque hein. Et puis après bien sûr, l'année d'après, y a eu les grues, y sont arrivées assez rapidement quoi. On chargeait plus à la main heureusement quoi, c'était c'était pas du travail facile hein.

Q2 : Et ça représentait une part importante dans votre travail ?

R1 : Ah oui. Ben moi, j'ai charrié des betteraves à la main longtemps. Oui on était à 4 autour du chariot, 2 devant, 2 derrière, et puis. Au début, les arracheurs, ils faisaient des petits tas tous les 5-6 mètres, y avait un tas de betteraves. Et puis après, c'était en chaîne. Alors, de toute façon, quand on a eu les chargeuses, eh ben automatiquement, c'étaient c'étaient des chaînes de betteraves, des chaînes qu'on appelle, c'est un rang de betteraves à enlever large de 80 à 90 cm, à peine quoi. Un tracteur qui chevauchait et puis qui chargeait, que ça tombait directement dans la remorque hein. C'était quand même amélioré.

Q2 : Et donc ça le moment où vous chargiez donc la betterave dans les chariots, vous vous avez fait ça pendant combien de temps ?

R1 : Ah ben je saurais pas vous dire moi, je sais pas moi, comme charrier à la main vous dites ?

Q2 : Oui.

R1 : Oui ben à la main, on a charrié ça peut-être 10-15 ans. Oh oui, facilement. Je peux pas vous dire exactement, faudrait que, faudrait réfléchir un peu plus longtemps pour retrouver à peu près quoi.

Q1 : Et par rapport à la sucrerie, est-ce qu'on vous imposait un quota ou un nombre de betteraves ou de un tonnage ?

R1 : Oh ben au début, y avait pas de quota, c'est tout en allant qu'on a eu des quotas. Alors, y avait les quotas payés différemment, le A, le B il était payé un peu plus cher, puis le C. Et puis après les C ont été divisés en C1, C2, même C3. Alors, au fur et à mesure que l'on augmentait, le prix diminuait, le prix diminuait quoi. Le C3 il était payé moins que le C1 ou des trucs comme ça.

Q1 : Et c'étaient quoi les différences entre A, B, C ?

R1 : Eh ben le quota primitif, hein, c'était A et B. Le A était payé plus cher que le B exactement et puis le C encore moins quoi. Au début, on arrivait à augmenter un peu le quota tous les ans. Et puis après, ça a été fini, ça a été plutôt le contraire.

Q1 : Oui, c'était par rapport au tonnage ou au rendement ?

R1 : Voilà, c'est ça, oui, oui.

Q1 : D'accord. Et par rapport, enfin les évolutions dans votre production, niveau rendement, ça a ?

R1 : Oh ben niveau rendement, je me souviens, avant guerre, quand on faisait 40, on était content, c'était un bon rendement. Maintenant, les gars, ils vont jusque 80 tonnes à l'hectare. Ah oui.

Q1 : Et ça c'est dû à la mécanisation, aux engrais ?

R1 : Oui, c'est ça. Et puis alors, on sème plus tôt, le cycle de pousse est encore plus long quoi. C'est quand même une différence quoi.

Q1 : Oui, elle a le temps de grossir plus ?

R1 : Voilà, oui, oui.

Q1 : D'accord.

Q2 : Moi, j'ai des petites questions, j'ai deux questions, bon elles sont faciles à poser, mais je trouve qu'elles méritent du temps parce qu'elles sont difficiles pour la personne qui doit répondre. Quel a été pour vous le princi, vraiment le côté le plus difficile de votre travail pour l'exploitation de la betterave pour la sucrerie ?

R1 : Par rapport à la sucrerie non ? Oui. Ben. Je saurais pas vous dire exactement comment vous répondre comme ça, je sais pas moi. C'est-à-dire que quand on avait quand on avait un quota, on était sûr d'avoir un bon assolement pour le blé, c'était déjà un bon point quoi. Et puis, au rapport à l'hectare, c'était la culture qui rapportait le mieux quoi.

Q2 : Oui ? Plus que le blé et ?…

R1 : Oui, oui, oui.

Q2 : Ah quand même ?

R1 : Ah oui, oui, bien sûr.

Q2 : Donc c'était vraiment en expansion dans le coin non ?

R1 : Oui.

Q2 : Et vous étiez beaucoup à ?…

R1 : Ben tous les environs de la sucrerie, y z'ont profité qu'y avait la sucrerie à côté pour pour augmenter leur surface de betteraves. Je vois, quand on s'éloigne à 20, 30 km, eh ben, y a beaucoup moins de champs couverts de betteraves, quoi. Surtout qu'au début, on les conduisait soi-même, c'était déjà ça. Maintenant, c'est fini ça.

Q1 : Et par rapport au prix de la betterave, c'est la sucrerie qui le fixe ou ?

R1 : Oh ben je pense oui. Oui, c'est la sucrerie qui le fixe. Oui, oui, y sont pas payés partout pareil. Ici, c'est une coopérative, alors, souvent c'était un peu mieux payé que les privés quoi.

Q1 : Oui, c'est la coopérative qui s'organisait avec la sucrerie pour…

R1 : C'était une sucrerie coopérative hein.

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