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La culture betteravière à Bernot et le transport des betteraves à la sucrerie

L'arrachage et le transport des betteraves

Q2 : Et pourquoi vous avez décidé, enfin je sais pas si c'est vous qui l'avez réellement décidé, mais pourquoi choisir de de d'avoir recours à des transporteurs, après, de marchandises ?

R1 : Oui oh ben, c'est pas nous qu'on l'a décidé, de toute façon, on peut pas faire tout hein. Ç'aurait été assez compliqué que le cultivateur, y conduise ses betteraves lui-même hein.

Q2 : Ça vous prenait moins de temps ?

R1 : Oui, et puis, alors chacun son travail, chacun son boulot quoi. Parce que, après les betteraves, ben y faut ensemencer pour le blé quoi, ça suit quoi.

Q2 : D'accord. OK. Et par rapport à votre famille, vous avez des gens de votre famille qui travaillent directement ou indirectement pour la sucrerie ?

R1 : Ben j'ai un fils qui fait un peu le charroi. Oui, il fait du transport quoi.

Q2 : Il fait du transport en ce moment, il doit être en campagne alors ?

R1 : Oui, il est en campagne, oui.

Q2 : Ça doit être intensif là ?

R1 : Ben oui. Ben y a, comment y s'appelle ça, deux équipes si vous voulez hein. Y en a une, c'est le matin, de 4 heures à midi, et puis même à 2 heures de l'après-midi, puis le soir hein. La sucrerie reçoit des betteraves jusque minuit. Hein après minuit, on rentre plus dans la sucrerie pour vider quoi.

Q2 : D'accord. Et même de votre, et même lorsque vous exerciez de votre temps, c'était déjà comme ça ? Ça chargeait jusque minuit ?

R1 : Ben y avait moins, y avait quelques camions, mais on conduisait souvent nos betteraves nous-mêmes quoi hein. Ah oui. Au début, c'étaient des chariots à bandage, c'est vieux ça hein. Après, y a eu des remorques, avec les remorques à pneus, les côtés se baissaient, c'était plus facile à à les charger quoi.

Q2 : Chariot à bandage, c'est quoi ?

R1 : Ben c'est des roues de bois avec un bandage de fer. C'est des roues qui faisaient, je sais pas moi, 1,60 mètre de diamètre sur les roues arrière et puis sur le devant, c'était plus petit, c'étaient des roues comme ça quoi.

Q1 : Et par rapport à votre dame, elle travaillait aussi avec vous j'imagine ?

R1 : Oui.

Q1 : Et ça s'organisait comment dans la journée ?

R2 : Ben on s'est marié assez tard, alors ça commençait déjà, à la machine.

Q1 : S'il vous plaît, Madame, vous pouvez prendre le micro si vous voulez.

R1 : Oui, c'étaient déjà des tracteurs, c'étaient plus des chevaux déjà.

Q1 : Des betteraves placées vous dites ?

R1 : Oui, le semoir plaçait des betteraves monogermes. Y avait plus de démariage. C'est là le grand progrès dans la culture betteravière hein. Y aurait pas les surfaces qu'y a en betteraves comme ça si ç'aurait été comme avec l'ancien système à démarier.

Q1 : Et vous avez commencé avec combien d'hectares vraiment pour la betterave ?

R1 : Oh ben j'avais 7 ou 8 hectares quoi au début, quoi tout juste.

Q1 : Et vers la fin ?

R1 : Vers la fin, on avait une vingtaine je crois.

Q1 : 20 hectares, vous avez plus que doublé votre production à la fin ?

R1 : Oh oui, oui, oui.

Q1 : Pour moins de travail finalement.

R1 : C'est ça, oui, oui.

Q1 : D'accord.

R1 : Puis maintenant, avant les arrachages se faisaient à la main aussi. Alors, ça c'était encore autre chose hein. Maintenant, c'est tout à la machine hein. Et maintenant, les dernières machines, y prélèvent les betteraves qui les gardent sur la machine jusqu'à un chargement de 20 tonnes et la machine va vider sur le silo maintenant.

Q1 : Ah oui, y passent plus par le tracteur et la remorque à côté.

R1 : Voilà. Non, y a pas encore beaucoup. Y chargent encore une remorque quand y a des tours trop longs, fallait que la machine revienne à vide pour vider sur le silo, c'est du temps de perdu. Alors, là, on met quand même une remorque avec l'arracheuse.

Q1 : D'accord. Et comment ça se passait quand vous récoltiez à la main les betteraves ?

R1 : Ah quand y avait…

R2 : On avait un espèce de petit louchet…

R1 : Voilà. On chargeait, à la fin, on chargeait à la chargeuse quand même. Mais fallait quand même qu'y ait, que toute la ligne soit faite sur toute la longueur du champ quoi hein pour pouvoir gagner du temps, quoi pas faire des petits morceaux à la fois.

Q1 : Oui, ça devait être difficile quand le terrain était mouillé, on retirait de la terre.

R1 : Oui c'est ça. Et même, je me souviens quand j'ai été plus jeune, on complétait le chariot avec des betteraves qu'on avait qu'on avait sorties avec un tombereau vous savez ?

Q- : Non.

R1 : Le chariot, il était sur le dur, sur la route, et le petit dépôt qu'on avait amené au tombereau, on complétait le chariot. Parce que dans la pièce, on n'aurait pas pu sortir à charge. Ç'aurait été, les chevaux y z'arriveraient pas à tirer, on aurait été coincé quoi.

Q1 : D'accord. Et un tombereau, c'est ça ? C'est quoi ?

R1 : Un tombereau, c'était c'était un véhicule à deux roues tiré par un cheval ou deux et puis qui se bascule, quoi qui se vide tout seul.

Q1 : Vous faisiez des allers retours entre le champ et le silo en fait.

R1 : Voilà, c'est ça oui. Ça c'est tout au début, ça c'est vieux. Ça c'est avant-guerre, ça se faisait toujours comme ça. Puis, après la guerre, c'était déjà à peu près terminé ce truc-là. Aussitôt qu'on a eu les chariots à pneus, eh ben, on a déjà sorti plus facilement.
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