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La culture betteravière à Bernot et le transport des betteraves à la sucrerie

La pesée et l'achat des betteraves par la sucrerie

Q1 : Et selon vous, y a vraiment une différence entre par exemple Origny qui est une coopérative et d'autres sucreries qui étaient ?…

R1 : Oui. Ceux qui livraient à des sucreries privées, hein, y touchaient moins de, le prix de la tonne, le prix de la tonne, y était moins élevé qu'à la sucrerie, souvent hein. Ah, et puis, y a eu les façons de contrôler la récolte aussi. Alors moi, j'ai connu, et puis beaucoup, avant la pesée géométrique.

Alors, la pesée géométrique, le géomètre arrivait dans le champ avec une équipe pour arracher les parcelles. Alors, on comptait les routes, on disait alors, on proposait de 30 ou 40, on comptait les rayons. Alors, on partait d'un rayon et du 45 au 50ème mètre, on arrachait la petite surface là. Alors, après, on décalait d'un rang ou deux et puis on venait comme ça, y fallait un certain nombre de de prélèvements à l'hectare. Bon, et puis alors, comme y avait quelque temps après le semis et le démariage, toutes les pièces étaient passées par le géomètre, on savait les surfaces exactes. Et puis les écartements entre les rayons. Parce que quelquefois, y en avait, y avait des rayons qui étaient plus serrés, qui étaient soit à 42 ou 43, puis d'autres à 45 ou 47, ça dépend comment c'était bien semé quoi. Alors, on déterminait la la surface à arracher avec le poids des betteraves qu'on avait récoltées.

Alors, là dedans, on prenait la première betterave et la dernière qu'on mettait à part, pour euh je ne sais plus si on faisait comme ça, si, pour évaluer la richesse saccharimétrique quoi. Alors, on portait ça à la sucrerie et puis on déterminait la richesse.

Q1 : D'accord. Et par rapport par rapport justement à cette pesée géométrique, vous disiez qu'ils calculaient donc par rapport à des petites parcelles selon les bandes et vous disiez qu'ils définissaient ce qu'il y avait à à retirer ?

R1 : Non. Alors, ils faisaient une règle de 3 en somme hein. La la longueur des prises hein, 5 ou 6 fois 5 mètres x par la largeur du rayon, on avait une certaine surface. Sur cette surface-là, y avait un poids de betteraves récoltées. Alors, on calculait sur la surface totale de la parcelle combien qu'on pouvait récolter. Voilà.

Q1 : D'accord. C'était une évaluation en fait du poids, enfin de la récolte qu'il allait y avoir dans le champ.

R1 : Voilà, c'est ça, oui, oui.

Q1 : Et par rapport à la récolte en fait, y avait une alternance parce que je crois que tout le monde ne récolte pas ses ses betteraves en même temps ?

R1 : Ben non. Ben c'est-à-dire si. On met tout le monde à peu près en route à la même époque. Et puis à la fin, y en a qui finissent plus tard ou plus tôt, ça dépendait comment comment on s'arrange quoi hein.

Q1 : Il n'y a pas une alternance, par exemple, vous, vous faisiez par exemple les 2 ou 3 premières semaines et puis quelqu'un d'autre, les 2ème ou 3ème, non ?

R1 : C'est-à-dire on commençait tout le monde à peu près pareil quoi. Alors maintenant, s'il y a s'il y a 3 prises, c'est des prises au silo par les camions, ben une année, vous dites, vous avez une prise au 10 octobre, eh ben la prochaine prise, c'est le 1er novembre ou un truc comme ça. Voilà. Alors, il faut s'arranger pour avoir des betteraves 5 ou 6 jours avant. Le contrôleur, y vient contrôler si le silo, il est complet ou si les betteraves sont vraiment déposées en silo quoi.

Q1 : Et en fait, il y a une différence entre la récolte et le moment où la sucrerie vient prendre les betteraves.

R1 : Oui. Oh, y a une quinzaine de jours souvent quoi.

Q1 : D'accord.

Q2 : Pendant cette quinzaine de jours là, concrètement, elle était quand, elle était donc vers novembre, décembre quoi ?

R1 : Oui.

Q2 : Ça vous est déjà arrivé d'avoir des énormes pertes à cause des des gelées ou des intempéries ?

R1 : Ben quelquefois, on est obligé de couvrir les silos avec des bâches, hein, des bâches en plastique noir et tout.

Q2 : Et ça tenait le coup quand même par rapport au gel, et tout y avait pas de ?…

R1 : Oh, ça n'arrive pas souvent hein.

Q2 : : Oui, c'était pas ?…

R1 : Y en a eu quand même hein. Y a eu des réfactions parce qu'y avait des betteraves gelées, quoi, ça arrivait, mais ça m'a pas arrivé souvent hein. Un an ou deux, c'est tout.

Q2 : Mais c'était beaucoup ou ?

R1 : Mais le plus dégât, c'est que c'est les betteraves qui étaient sur le haut du silo, qui avaient un peu de chaleur, y gelait, y dégelait, tout des trucs comme ça. Alors la betterave qui restait gelée jusque sa prise et puis son arrivée à la sucrerie, elle ne perdait rien. Avec tous les lavages qui y avaient, la betterave, elle se dégelait quoi et puis elle pouvait être râpée pour faire les cossettes pour entrer le sucre normalement. Mais celles qui avaient gelé et dégelé, des trucs comme ça, elles avaient commencé à pourrir hein. Alors là, c'était perdu hein.

Q2 : Elle avait perdu sa teneur.

R1 : Voilà oui.

Q2 : Et donc c'est c'est c'est deux deux années à peu près que vous m'avez dit là…

R1 : Oh à peu près, moi j'ai connu que deux années depuis que j'exploite quoi hein.

Q2 : C'étaient des grosses pertes ou ?

R1 : Non c'était pas énorme.

Q2 : C'était minime.

R1 : Oui, c'était minime.
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