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Un ouvrier, délégué syndical à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Le nettoyage, la pesée et le stockage des betteraves

Q : La terre collait à la betterave ?

R : Les agriculteurs avaient beaucoup de mal à arracher les betteraves et pis, la terre restait collée, alors qu'aujourd'hui, les conditions de plantation, de récolte, ne sont plus du tout les mêmes, parce que, maintenant, ils ont des machines qui sont super sophistiquées. Si on regarde aujourd'hui les camions qui passent, si vous voulez, vous attrapez une betterave, y'a… en dehors de la poussière, y'a plus rien sur la betterave, quoi. Y'a plus rien qui rentre. Ils étaient… j'sais plus, à la sucrerie, je crois qu'ils tournaient autour de 8 % de tare, parce qu'il y a toujours des cailloux quand même. Y'a toujours des trucs qui peuvent monter un peu d'herbe, un peu de cailloux, un petit peu de terre, mais c'était minime, quoi, par rapport à avant. Ce qui fait, comme je vous le disais tout à l'heure, les couteaux qui sont pour couper les betteraves si vous voulez… quand vous avez pas de tare comme ça, vous emmenez très peu de cailloux…

Q : Et pourquoi ?

R : Parce qu'une betterave qui est fort sale, elle est très difficile à nettoyer. Quand vous avez une betterave propre, dès que vous mettez un coup de jet dessus…

Q : Ça part tout de suite, oui.

R : Ça part tout de suite, donc vous retrouvez ça sur les coupes racines. Vous avez une betterave propre qui se coupe bien, alors que quand vous avez des cailloux à couper, automatiquement les couteaux, ils dégustent.

Q : Un gain de temps aussi alors ?

R : Ah oui, oui, y'a un gain de temps partout. Et pis, pour les agriculteurs, c'est plus intéressant, parce que quand ils mettent beaucoup de tare, évidemment leurs betteraves, ils sont un peu pénalisés. Donc, leur but aussi c'est d'avoir… de mettre des betteraves propres.

Q : Et ça se passait comment ça, alors ? Quand la betterave était sale, concrètement ils étaient pénalisés comment ?

R : Ben, parce que, il faut savoir que y'a des échantillons à l'entrée de l'usine, y'a ce qu'on appelle les ruplots, qui prélèvent un échantillon dans le véhicule. Alors selon le véhicule, ils prélèvent 2 ou 4 échantillons, selon si c'est un semi-remorque ou une petite remorque, entre 2 et 4 et dans cet échantillon-là… alors, tout est séparé, les herbes, les cailloux, la betterave et tout est pesé et enregistré et on sait. C'est c'est c'est fiable, c'est même très fiable. On sait, dans un camion, combien qu'il y a de terre, combien qu'il y a de cailloux, combien qu'il y a… On connaît la tare, disons, au kilo près.

Q : Ah ouais ?

R : Oui. Et quand on fait la pesée, si vous voulez, à l'entrée de la sucrerie avec la tare… quand on fait la pesée, on coupe la racine puisque et on fait la pesée après les cossettes et ensuite, les cossettes, elles sont… tous les jours ou tous les deux jours, y'a une vérification de la bascule qu'on appelle… On charge un camion. Sur la la pesée des tapis, c'est des tapis peseurs. Vous passez, par exemple, 20 tonnes, top vous arrêtez. C'est chargé dans le camion. Le camion va à une seconde bascule à l'extérieur qui pèse et on doit retrouver le même poids. Et tout ça, c'est contrôlé régulièrement tous les… en principe, tous les jours. Tous les jours, y'a une pesée qui est faite.

Q : D'accord, une pesée automatique finalement quoi ?

R : Ah oui, oui, toutes les… Ben, les trois quarts des pesées sont automatiques. Pis, alors, ce qui a beaucoup changé, c'est le sucre… le sucre. Maintenant, on ne fait plus de sucre roux à la sucrerie d'Origny. Les affinages se font plus du tout comme à l'époque et le sucre est stocké maintenant dans des dans des grands silos, alors qu'avant, il était en sachet pratiquement à la fabrication.

Q : Ouais.

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