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Un ouvrier, délégué syndical à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

La création du syndicat des cadres et les relations entre les syndicats

R : Si, mais ils sont venus après au syndicat de cadres.

Q : Oui, il m'a dit CGC, oui.

R : CGC. Ben, ils sont venus… je vais vous dire : bon, ils sont venus un petit peu au syndicat, parce que, à un moment donné, ils pensaient que les cadres étaient intouchables.,Mais y'avait des gens dans les cadres, c'étaient les intouchables. Ils faisaient un petit peu la pluie et le beau temps.

Q : A ce point là ?

R : Ils se disaient, bon… et pis, un beau jour, y'a eu des nouveaux directeurs… enfin, un nouveau directeur, parce que le directeur n'était plus tout seul, et pis, Monsieur , c'est le fils qui a pris, donc les politiques ont changé. Et, ma foi, ils se sont aperçus, les cadres, qu'ils étaient des numéros comme nous et qu'on les déplaçait facilement. Et dans la mesure où la sucrerie d'Origny, qui s'appelait plus SDAO SDA, avait des sucreries en Yougoslavie, avait changé d'appellation, ça devenait plus financier, ces gens-là avaient un numéro comme nous. Autrement dit, aujourd'hui, on est là, mais on peut vous muter dans une autre sucrerie. C'est la multinationale, un petit peu. Donc, ces gens-là pouvaient être mutés comme nous et alors, pour pouvoir se défendre un petit peu…

Q : Ils étaient pu vraiment planqués, quoi ?

R : Voilà. Pour avoir… et pis, y'en a qui se sont faits quand même sabrés, quelques-uns. Donc, pour pouvoir se défendre, ben, il fallait… il leur fallait un syndicat.

Q : Ils se sont ralliés à vous après ou… ?

R : Non, non, ben, non, bon ils ont fait le syndicat. N'importe quel syndicat, il est respectable. Dans un syndicat… le syndicat est respectable. Ce qui n'est pas respectable, des fois, c'est les gens qui sont dans le syndicat.

Q : Ouais. Y'avait y'avait donc pas vraiment de conflit entre syndicats, quoi ?

R : Non. Même s'ils approuvaient pas toujours ce qu'on faisait, parce que leur point de vue n'était pas toujours celui de l'ouvrier, mais y'a jamais eu… y'a jamais eu d'accrochage sérieux.

Q : Ouais.

R : Des discussions, oui. Y'a eu des discussions, y'a eu des discussions. D'ailleurs, on voit, dans n'importe quel niveau de syndicat, les syndicats sont pas toujours d'accord sur tel ou tel point, sur la la façon de conduire une manifestation. Ça, bon, ça c'est logique, c'est les gens.

Q : Ouais.

R : Pis, c'est de là qu'on qu'on arrive à tirer quelque chose parce que ça vous permet de réfléchir, ce qui a été dit. Ça vous permet de revenir un petit peu en arrière, de vous remettre en cause. Donc, pour moi, c'était positif. Pour moi, c'était positif.


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