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Un ouvrier, délégué syndical à la sucrerie d'Origny-Sainte-Benoîte

Les tâches techniques et la formation "sur le tas" de chef de chantier. L'épuration et le service entretien.

Q : Et donc, après avoir fait chef de chantier, votre travail consistait en quoi techniquement ?

R : Ben, moi, j'étais chef de chantier, pis bon, il faut savoir que la sucrerie d'Origny, comme les trois quarts des sucreries, y'avait très peu de main d'œuvre spécialisée dans les sucreries. C'était… Comme ils avaient commencé la distillerie, c'étaient tous des gens du coin qu'ils avaient embauchés, des gens qui n'avaient, pour la plupart, pas de métier, donc ils ont appris un métier comme ça dans l'usine, en travaillant. Il suffisait de travailler avec un mécanicien. Au bout de quelques années, on sait comment est faite une pompe et on est capable de la remettre en état.

Q : Y'avait pas de formation ?

R : Y'avait pas… aucune formation. Et à partir du moment où l'usine a commencé à prendre de l'extension assez rapidement, puisque, après les années 68, y'a eu quand même quelques années où ça ça allait très vite et c'est là, on a vu… on a vu arriver à Origny, donc, toutes sortes de gens qui étaient, disons, des gens qualifiés dans différents métiers, que ce soit en électricité, que ce soit en régulation, que ce soit en automatisme, que ce soit… dans dans beaucoup de corps de métiers. Y'avait des gens de l'extérieur qui arrivaient.

Q : D'accord.

R : Et moi, quand j'suis venu, y'avait un seul ingénieur à la sucrerie qui s'occupait de tout. Y'avait le patron qui était Monsieur. C'est grâce à lui, peut-être, avec son charisme, qui a réussi à convaincre les cultivateurs d'investir en temps voulu et aujourd'hui, ben, y'a, à la sucrerie d'Origny… J'sais pas combien qu'ils sont exactement d'ingénieurs, mais y'avait 7 à 8 ingénieurs qui travaillaient parce que, bon, y'a de la recherche, y'a un peu de tout, il faut…

Q : Mais donc… Mais vous, quand vous êtes rentré, donc, vous êtes rentré, vous avez appris sur le tas quoi ?

R : Moi, le sucre, j'connaissais… enfin, j'avais jamais travaillé en sucrerie quand j'suis arrivé à Origny. Moi, j'faisais les chantiers. J'avais travaillé sur les centrales atomiques. J'avais travaillé à la centrale thermique. J'avais travaillé dans les laiteries, pis dans différentes usines, mais la sucrerie, j'connaissais pas du tout.

Q : Et vous êtes resté dedans finalement ?

R : Voilà. La première année, comme j'avais monté l'épuration avec un collègue d'ici, pis un collègue du Nord, on a on a été posté pour faire fonctionner les filtres à l'épuration. Donc, j'suis resté à l'épuration quelques années. Ensuite, j'suis allé au service entretien à l'atelier.

Q : Ça consistait en quoi ?

R : Le service entretien à l'atelier pendant la fabrication, ça consiste à… parce qu'il y a toujours des pannes quelque part, donc à pouvoir dépanner rapidement et au tant que possible, sans rien arrêter.

Q : D'accord. Et c'était pendant les campagnes, ça ?

R : Ça, c'était pour la campagne betteravière
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