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La vie et le travail d'un ouvrier polyvalent à la sucrerie d'Abbeville

Les rencontres et réunions des anciens de la sucrerie

R1 : C'est pas toi le doyen, y a encore un autre monsieur. Y vient de…

R2 : Nancy.

R1 : Oui, de Nancy, 80 ?

R2 : 85.

R1 : Oui, 85 ans.

R2 : Je l'ai toujours connu en réunion, c'est tout. On s'est toujours connu. C'est pour ça, ca me plaît d'y aller parce que je rencontre tous mes anciens copains de nos premières années qu'on a.

R1 : Et de tout partout, hein. Y a de la Vendée, y a de la Bretagne,

R2 : Ah, oui toute la France.

R1 : Y a de…

R2 : Marseille.

R1 : Nice, non. Les filles, là ?

R2 : Les deux femmes là.

R1 : Oui.

R2 : Euh, Le Cannet. Tout près de Cannes.

R1 : Y a du Nord, non.

R2 : Oui, du Nord, eh ben y avait Lille. Pis Marseille.

R1 : Comme ça, y se rencontent.

R2 : Pis Marseille, pis Marseille, ce qui a de pire, c'est qu'on les comprend pas. A leur parler.

R1 : Pis alors, il a lu un texte, mais alors aussi long

R2 : Ah oui, ah oui

R1 : Peut-être plus, oui y avait deux trois pages. Eh ben la fille, vous savez, y a une fille qui, ah ça moi je ne comprends pas, j'arrive pas

R2 : Oui, c'est une machine, ça représente la sténo.

R1 : Vous savez, les filles.

Q1 : Oui, oui.

R1 : Je sais pas comment que ça s'appelle ça, c'est une machine qu'elle frappe pour enregistrer tout, elle arrivait pas à comprendre ce que le monsieur y parlait, c'était compliqué hein.

R2 : Son accent marseillais, c'est dur, hein.

R1 : Pis alors, y allait vite.

R2 : J'y ai dit, à la fin, je comprends pas un mot de ce que t'as dit. On l'avait déjà étudié ce texte là au matin

R1 : Oui, heureusement qu'on l'avait vu.

R2 : Ah oui, pis je l'ai. C'est pas facile, allez comprendre c'est le marseillais. Les bretons aussi. On a, comment qui s'appelle, euh, la Vendée, pis elle vient de la Vendée. On se retrouve toujours les mêmes, voilà. Tous les ans, on mange ensemble, on couche pas le même hôtel, mais enfin, on se retrouve, on fait réunion la veille au siège du syndicat et pis après, on s'en reva au palais des congrès. Là, c'est autre chose. On boit du champagne, hein, ça à volonté. Mais ça, c'est l'hôtel, Méridien.

R1 : Ça doit coûter cher, une chambre d'hôtel là bas.

R2 : Oh, je voudrais pas essayer. Non, non, non. Et dites, on est arrivés, nous, on est arrivés en taxi et ben on a un portier qui nous a ouvert la porte, hein. C'est bien des valets comme ça.

R1 : Y savaient pas même pas qui c'était cet homme.

R2 : Il ouvre tous les taxis qui l'arrivent. Parce qu'à l'hôtel, on rentre presque dedans. Y a un passage exprès pour le taxi et y en a un qui ouvre la porte. C'était bien.

R1 : Oui, parce que d'habitude, on venait par le métro, mais là, monsieur avec sa papatte cassée, monter puis descendre les marches du métro, c'est pas marrant, hein.

R2 : Surtout là bas. C'est loin. Trop loin du métro. On retrouve vraiment dans, et on traverse tout Paris, en taxi, c'est bien, on a tout vu, comme ça.

R1 : C'était intéressant.

R2 : Avant hier soir, on est reparti, le taxi, la nuit, on a vu la Tour Eiffel illuminée, tout ça, ça, ça nous a fait…

R1 : Y a des moments, une fois, plutôt que de prendre le métro, vaudrait mieux prendre, soit le bus ou, bon, le taxi ça, ça fait quand même

R2 : Plus cher

R1 : Bien sûr que le métro, le métro c'est pas cher, hein.

R2 : Non, enfin, maintenant, on sait même pas le prix. On n'a pas pris de ticket.

R1 : Mais, là, tu visites. Mais on visite core mieux en autocar.

R2 : Oui, mais dis,

R1 : Quand on va en visite.

R2 : Ah oui.

R1 : Paris, admettons, si vous visitez Paris on est en hauteur.







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