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Un ouvrier turbineur à la sucrerie de Montcornet

L'évolution de la direction de la sucrerie

Q : Qu'est ce qui a, qu'est ce qui a changé par rapport à…

R : Ben, c'est-à-dire qu'après c'était Monsieur Lisse, l'fils, bon c'était pus la même chose, hein, c'était pus la même chose. Bon, y faisait son tour, tous les jours y faisait son tour hein. Tandis que moi, j'ai travaillé avec Monsieur Lisse, le moindre bruit, ce gars-là y descendait du château, y venait voir à ce qui se passait, pis y voulait savoir comment, qu'est ce qu'y avait eu, tout, hein.

Q :Y descendait du château ?

R : Du château. Il avait un château, y a un château au-dessus de la sucrerie, il habitait dans son château hein.

Q : Comment ça, un château au-dessus de la sucrerie ?

R : On appelle ça un château.

Q : C'est un…

R : Sa maison, quoi, c'était sa maison.

Q : Ah, il avait sa maison euh…

R : Oui, oui, sa maison juste au-dessus.

Q : D'accord au-dessus…

R : Alors au moindre bruit qu'il entendait, boum, parce que y avait un truc que la vapeur sortait dehors, il l'entendait, tout de suite, y venait, qu'est qu'y avait, y fallait le dire. Il fallait pas tourner autour du pot. Tandis que lui, le fils, bon ben, y venait, bon les gars y disaient bon y a eu ci y a eu ça pis c'était tout, c'était fini quoi. Mais du temps du père, Monsieur Lisse, attention c'était sérieux. Ben Mimile y a travaillé du temps de Monsieur Lisse aussi, lui. Y s'en rappelle c'était un homme qu'était vraiment.

Q : Et c'est, pourquoi c'était moins sérieux avec l'autre ?

R : Ben, c'est-à-dire qu'y connaissait moins que son père.

Q : Ouais.

R : Parce que y a même eu son fils, le fils à Monsieur Lisse qui était venu à la sucrerie, pis qui lui, y, un jour y a eu une réunion et tout le monde y a été, même moi, j'ai été, ben, y nous a bien parlé, tout ça, mais ça n'a pas été avec son père, tout ça. Oh, y a eu des histoires avec son père, tout ça, pis il a parti, je n'sais pu où. Sans ça son fils, il était tout jeune, mais il allait faire queque chose là dedans hein.

Q : Mais il était euh…

R : Enfin, il allait faire queque chose, mais y avait des autres qui z'étaient là que ça les intéressait pas. Ben, non, parce que y disaient si jamais ce gars-là il serre, ça va pu aller pour nous. C'est ça qui avait. C'est ça qui avait. C'est ça qui avait, c'est tout.

Q : C'étaient des conflits d'intérêt quoi ?

R : Oui, oui.

Q : Mais euh, y, quand le fils il arrivait, il est arrivé directement à la tête de l'entreprise ou, il a commencé…

R : Ben, c'est-à-dire son père certainement, Monsieur Lisse, Jacques Lisse qui habite à Reims maintenant, euh, j'crois que là, il allait lui remettre son truc à lui quoi. Il allait remplacer son, son père quoi. Parce que lui, Jacques Lisse a remplacé son père, mais lui, le fils qui est venu, là, lui il allait remplacer son, certainement son père. Mais ça n'a pas été.

Q : Il a commencé directement quoi.

R : Oui, mais ça n'a pas été. Il était sympathique comme tout, il venait nous voir, il nous parlait bien, mais il aimait aussi bien les vieux que les jeunes. Moi, j'étais encore jeune, bon, ben c'est tout. Mais y parlait bien, tout ça, hein. Mais ce qui a, bon ben Jacques Lisse, lui, quand il allait remplacer son père, euh, les gars lui bourraient un peu l'crâne, quoi, y était pas comme son père, y bourraient un peu le crâne quoi. C'est tout. Ils lui disaient des choses que, c'était même pas vrai, pis c'est tout.

Q : Du genre ?

R : Lui, y voulait bien, ou alors y fallait, y secouait la tête, y…

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