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Un comptable à la sucrerie d'Eppeville

La gestion informatique des stocks de sucre

On gérait nos stocks à l'époque sur des fiches papier, des fiches carton. Chaque article avait sa fiche de stock. Et il y avait une employée qui tous les jours prenait les bons de sortie que les ouvriers avaient faits pour venir chercher du matériel et puis mettait les fiches de stock à jour.

On était passé sur une gestion mécanographique. C'est-à-dire que tous ces bons étaient transmis à un service mécanographique qui dépendait de la comptabilité. Et il y avait toute une ribambelle de dames qui tapaient tout ça tous les jours sur des machines pour mettre les fiches de stock à jour. Et on a décidé de s'informatiser. On a donc mis en place un service de gestion sur ordinateur. Et j'ai été chargé, moi, de m'occuper de la mise en place du système de gestion des stocks sur ordinateur, le fameux système Syrlog, il s'appelait comme ça à l'époque. Alors, ça a été la révolution, le changement total. On est parti on est parti en stage à Paris en janvier 85. Pendant une semaine on était sur Paris. Et puis on est allé on est descendu voir ce système en fonctionnement du côté de Bordeaux. Je me souviens plus le nom exactement. C'était la Synorg qui qui mettait ça en place. Enfin, on a fait une expédition. On est parti un jour avec des voitures. Moi, j'avais pris des pelles, des moufles, des K-Ways, et des vêtements fourrés parce que le temps était un peu comme ça, mais autre chose, y avait de la neige. Quand on est arrivé là-bas en Gironde, Ils étaient fous les gens : " vous vous rendez compte Monsieur, on n'a jamais connu ça ". Ils avaient ça de neige, ils étaient fous. Ça a été mémorable. Et on a acheté le système et c'est de là qu'on est parti… qu'on a réalisé la mise en place. Alors là, ça a été mon gros truc. J'avais jamais vu un ordinateur de ma vie. J'suis pas informaticien. Mais bon, j'avais pour mission la mise en place du système. On a démarré ça en janvier et au 1er octobre tout basculait sur le système de gestion ordinateur, informatique. Et il fallait que, ben, le 1er janvier on appuie sur le bouton et qu'on sorte les commandes sur l'ordinateur.

Alors, il a fallu qu'on recodifie les 5.000 articles pour pouvoir les rentrer dans l'ordinateur. Et on a travaillé un an là-dessus. Y a eu quatre personnes qui ont travaillé sans arrêt là-dessus à refaire à la main toute la codification et pendant trois mois, y a deux deux deux personnes, ma secrétaire et puis une de mes filles qui avait été embauchée pour ça qui ont saisi tous les codes pour rentrer tout dans la bécane. Et puis le 2 ou 3 octobre, on sortait la première commande d'achat, achat de stocks, sur l'ordinateur. Là, ça a été le grand grand truc. Et ça m'a pris beaucoup de temps, ça m'a pris… enfin j'ai donné beaucoup de ma personne. J'en ai même fait une déprime à la fin parce que j'était pffff ! Et puis, donc on a installé ce système à Eppeville qui était une usine compliquée parce qu'il y avait la sucrerie et y avait le conditionnement et la distillerie qui existe toujours.

Et on faisait la même expérience à l'usine de Roye, qui est une usine simple, parce que là-bas, ils ne font que du sucre, pour voir un petit peu au niveau de la mise en place, là où ça marchait le mieux, là où ça marchait le moins bien, les avantages et les inconvénients que ça pouvait présenter. On a vu fleurir des écrans dans tous les bureaux, dans tous les ateliers parce que c'était un système de gestion de la maintenance, de l'entretien qui incluait un système de gestion des achats et des stocks. Et on a commencé à avoir des relations inter usine, ce qui se faisait très peu avant. Parce que y avait Eppeville, y avait Roye, y avait Nassandres, après on a vu arriver Etrepagny en Normandie, Cagny encore plus loin là-bas et puis dans l'Aisne, Guignicourt, Saint Germainmont et on se connaissait pas. On communiquait très peu. Et dans chaque usine, y avait les mêmes services : achat, magasin, gestion, entretien, vente. Tout ça était petit à petit… enfin, petit à petit et même assez rapidement centralisé tout au moins pour les ventes puisqu'il y avait le service commercial qui était à Paris et qui automatiquement pompait toutes les productions des urines pour vendre. Et puis au bout d'un an pratiquement de fonctionnement sur ordinateurs, la Direction à Paris a pensé qu'on pouvait aussi commencer à regrouper un petit peu les achats et les entretiens pour voir ce qui se faisait d'une usine à l'autre et puis pour essayer d'alléger un petit peu les stocks. Parce qu'on avait dans chaque usine, des stocks de pièces de rechange faramineux.

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