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Un ouvrier malaxeur et cuiseur dans une sucrerie de l'Aisne

Etre aux presses en intercampagne

Et donc, ça, c'est ce que vous faisiez pendant les campagnes. Mais qu'est-ce que vous faisiez intercampagne ?

R : Ben intercampagne, moi et puis, j'ai travaillé pas mal de temps avec un collègue, nous on était principalement, on faisait un peu de tout, mais on passait plus de temps au lavoir, au lavoir, là, y avait des bras, y a des faux à redresser ou y avait des tôles d'usées qui fallaient remplacer comme ça, voilà, et puis après, et puis après aussi, on sondait, parce que c'est pas le tout, quand vous êtes dans une sucrerie, c'est pas le tout, on écrase une betterave, d'un côté, vous sortez du jus et puis de l'autre côté, on appelle, ce qui appelle les pulpes. Alors, les pulpes, y faut les acheminer et passer après dans, comment donc, dans des, dans des, dans des presses-pulpes qu'on appelle ça, pour presser, pour retirer toute la flotte qu'y avait dedans, parce qu'avant, les cultivateurs, y allaient chercher de la pulpe, mais c'était pratiquement pas pressé, alors quand y z'allaient chercher des pulpes, ça coulait tout au long comme ça, que là, en les passant dans les, dans des presses comme ça, y avait plus que des pulpes sèches, qu'on appelle ça comme ça et puis c'est là qu'y z'ont installé par la suite four ( ???) et four ( ???) et ça passait dedans, puis par la suite, y faisait des granulés avec ou alors, ce qui voulait vraiment des pulpes sèches, eh ben, au lieu d'avoir des pulpes humides comme ça, y pouvait prendre des pulpes sèches. Et puis donc, nous, notre boulot, c'était de réparer les lavoirs qui pendant la campagne, avec tout ce qui passait dedans, y avait de l'usure, y avait des portes de lavoir qui étaient tordues et puis après, on passait notre temps aussi à remplacer des spires parce que l'acheminement des pulpes qui allaient vers qui allaient pour être pressées ou être en passant par les, que c'était cuit là-dedans comme ça et puis qui faisait des granulés quoi, y fallait, y avait des, en ce temps-là, c'était des spires en métal, bon. Au départ, comment donc, les pulpes, y z'étaient pas trop acides comme ça, mais sur la fin, y z'étaient un peu plus comme ça et ça bouffait un peu plus le métal et par la suite, toutes les spires qu'on changeait, bientôt, on les remplaçait par des spires en inox.

Q : Ah ouais.

R : Oui, ben ça, les tôles en inox, y z'étaient plus dures et… Mais, malgré tout, ça s'use toujours des, mais beaucoup moins que des spires en ferraille quoi.

Q : Et vous, qu'est-ce que vous préfériez comme travail ?

R : Ben c'est-à-dire que en campagne, sur la fin, on était quand même un peu mieux comme ça, parce qu'on était quand même dans une salle, bon on était moins, on était assis d'ailleurs. Enfin, on était assis, mais attention, quand je dis assis, surveillé, mais sur la fin, parce que là maintenant, ça a encore changé depuis, c'est la 8ème campagne que je ne fais plus, mais c'est vrai que maintenant, ça a encore évolué et puis, d'année en année, moi j'ai connu les premières cuites automatisées et puis, alors là attention, au départ, c'était pas, bon ça va. Quand y avait une cuite qui déconnait comme ça, on pouvait la reprendre en manuel comme ça, mais là maintenant, c'est pas ça que quand y a un arrêt comme ça, que le gars, y l'est obligé de reprendre comme ça et puis il a pas cuit un peu manuellement, eh ben, il est un peu dans le flou là. Bon, y peut, y peut suivre les graduations d'une cuite qui a servi à monter en régulation quoi, y pouvait la suivre, parce que s'il voyait que son truc y descendait comme ça, tiens ma cuite, y pouvait la resserrer, y pouvait se guider sur une cuite comme ça quoi.

Q : Ouais, d'accord, d'accord. Et par rapport maintenant à autre chose, par rapport à la vie vraiment dans l'entreprise.

R : Ben par rapport à la vie dans l'entreprise, ben en intercampagne, si vous voulez, chacun y avait son boulot à faire. Bon, nous, on est, moi, comme j'étais dans le secteur chaudronnerie, bon, ben je vous l'ai dit, moi, je passais je passais mon temps au lavoir et ensuite on sondait les spires, on les sondait avant pour savoir le travail, on sondait, y a des fois des spires à l'avance qu'on savait qu'on allait changer aussitôt après les lavoirs qui z'allaient être finis quoi. Et bien souvent, on attaquait les spires juste avant de partir en congé, c'est-à-dire au mois de juillet ou… C'était toujours à peu près, on passait de plus en plus de temps sur la fin, parce que, je ne sais pas, y mettaient un produit dedans que les spires les spires en ferraille, y se bouffaient de plus en plus quoi.

Q : Ouais, mais c'était changé en inox à la fin ?

R : Ah oui, oui. Et puis là, sur la fin, en inox, malgré tout, y s'usaient moins, mais y a toujours…

Q : Ça s'usait quand même ?

R : Y a toujours du boulot à faire malgré tout, bon, y fallait rechanger pas mal de spires. Ou alors, si la spire, on voyait qu'elle avait moins de 5 mm d'épaisseur, eh ben, y fallait la découper, la remplacer quoi.

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