Accueil Le projet Les dossiers La base projets2003 réalisations contact
Mémoire Vivante de Picardie - La base
presentation consultation
retour à la liste

Un ouvrier malaxeur et cuiseur dans une sucrerie de l'Aisne

Les motivations pour entrer à la sucrerie

Donc, je veux dire, le fait que vous ayez changé de poste, enfin du moins de passer de boulanger à se retrouver dans la sucrerie, ce n'était pas des motivations dûes à la famille vraiment ?

R : Ah non, non. Ça n'a eu aucune conséquence et moi, ça, c'est un truc que, tout le monde disait, tu veux rentrer à la sucrerie, tu vas voir, tu vas en chier, des trucs comme ça, alors que, vous ne savez pas ce que c'est que de travailler en boulangerie. Moi, de mon temps, eh ben on travaillait, j'étais payé pour 40 heures, j'étais payé comme un apprenti, c'est le cas de le dire. Même quand je suis revenu, y me faisaient travailler, je tournais la première, parce qu'on tournait encore à la main, maintenant, y z'ont des façonneuses et puis tout comme ça, et puis, donc, quand je suis revenu, bien sûr, y avait toujours son commis, moi je suis passé au four comme ça. Alors, moi, j'étais payé au pain. C'est moi qui me levait, qui allait réveiller son, comme ça, et puis on façonnait la première comme ça et puis la dernière, il le faisait enfourner. Il aurait dû me dire, bon ben, je vais couper la paille en deux, je vais t'en donner la moitié, comme ça, et puis par contre, le samedi quand y faisait, quand on mettait en route des fois à minuit, qu'on faisait, lui, y s'en allait à une heure de l'après-midi et puis c'était moi qui enfournait la dernière là, alors que j'avais déjà fait un certain nombre d'heures. Bon, enfin, j'ai gagné un peu plus, mais jamais beaucoup. Je perdais je perdais de l'argent. Pourquoi ? Parce que je ne, ah décidément, ça veut pas venir, je n'enfournais pas la dernière fournée.

Q : Ouais, d'accord.

R : Parce que là, comme j'étais payé au pain, ben ça m'aurait fait un quart de revenus en plus par mois.

Q : Ben ouais, ça faisait ça faisait quand même plus.

R : Oui, parce qu'en ce temps-là, bon y avait pas le pain le dimanche. Bon on travaillait le samedi. A part ceux qu'y faisaient un peu de pâtisserie, mais sans quoi, les boulangeries, le dimanche, y faisaient pas de pain.


nouvelle recherche

votre sélection

ajouter à votre sélection

imprimer
DownloadPlayer