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Mémoire Vivante de Picardie - La base
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Un ouvrier malaxeur et cuiseur dans une sucrerie de l'Aisne

Les tâches du cuiseur

Et donc, enfin, je veux dire, vous étiez quand même souvent amené à discuter, enfin du moins, à donner des informations et tout aux autres secteurs de production alors ? Dire, ben là, y a telle chose, on l'a cuit à tel moment et tout ?

R : Non, on passait directement quand y avait un, quand y avait quelque chose qu'y n'allait pas, c'est que les puretés, y z'étaient, enfin que je dis les puretés, le sirop, il était pas trop, il était trop léger, alors, y fallait évaporer davantage, alors là, on passait un coup de fil au responsable de l'évaporation pour dire, attention, tu m'envoies tu m'envoies un sirop qui n'est pas tellement élevé en teneur, parce qu'il y a, comment je pourrais dire ça, plus le, comme ça, et puis trop fort, c'était pas bon non plus parce que, alors là, on alimentait, y fallait un sirop à telle à telle pureté quoi, y fallait pas trop descendre, ni monter de trop quoi, y fallait une certaine graduation.

Q : Ça vous est déjà arrivé de faire des erreurs là-dessus ?

R : Ben, des erreurs, des erreurs, ça peut arriver qu'il y a des fois, on arrive, hou là, il est temps que je resserre une cuite, effectivement, on était en train de parler ailleurs et puis, on regardait la cuite, la cuite, elle avait perdu pas mal de grains. Quand c'est comme ça, il est plus question de regrainer ou comme ça, mais là, y faut y faut fermer carrément l'alimentation et puis la laisser se resserrer quoi et puis là, le grain, y va revenir là. Et vice-versa, si jamais vous alimentez pas assez, là, vous rattraper du grain et on appelle ça des poussières, c'est pas bon non plus ça. Y faut savoir surveiller une cuite, si faut la monter à une telle densité, faut pas, y faut la conduire et puis comme je vous dis, quand elle arrive en haut comme ça, ben je vous dis, y a des fois on fermait l'alimentation parce que comme ça, et puis ça nous avait arrivé que le sirop il était pas trop lourd, enfin, qui était pas à la hauteur, la densité était pas assez forte, on rempotait encore ce qu'on pouvait faire.

Q : Ouais, c'était un métier qui était assez long à apprendre ?

R : Ben c'est long, oui, c'est sûr qu'on apprend pas cuiseur. Moi, je vois, quand j'ai quitté l'usine, bon, y avait un gars qui, il avait été un petit peu cuiseur, mais sans plus, comme ça, mais y faut dire aussi que par la suite, les cuites, y se sont, comment donc, y a eu des appareils qui ont été mis dessus et puis que, la cuite, y avait des vannes de régulation qui réglaient elles-mêmes le débit qu'y fallait comme ça. Alors, celui qui savait pas trop monter une cuite manuelle, ben le jour qu'y avait une panne comme ça, ben qu'y fallait qu'il les monte à la main, moi, ça m'est arrivé un jour, pourtant, les gars, ça faisait déjà quelques années qu'il y était et puis que j'ai été obligé de venir. Ben c'est-à-dire que ça s'est passé comme ça, c'est qu'il avait monté une cuite et puis, je sais pas ce qu'il a fait, y avait presque pas de grains dedans et puis avec ça, en ce temps-là, le malaxeur, il était assez plein et puis derrière le bac à sirop, il était assez bien aussi comme ça, alors, normalement, quand c'est comme ça, on transvase la cuite dans une autre cuite et puis on refond le grain et puis on redémarre une cuite comme ça, mais là, c'était impossible. Alors de ce coup-là, on a bien serré la cuite, le grain, il est revenu, mais seulement, au lieu d'avoir un grain normalisé comme ça, il était un peu plus petit. Bon ben, on l'a fait partir comme ça, mais seulement, et puis comme le malaxeur, il était à peu près à une bonne moitié quoi, bon, c'est sûr qu'on a fait du fin, mais on ne pouvait pas faire autrement et puis là, quand c'est comme ça, bien sûr, on avertit le turbineur pour qu'il ne remplisse pas trop ces turbines parce que, au lieu de remplir ses turbines comme ça, si jamais le grain il est trop petit, là, y peut y avoir des, bon lui, il le voit quand ses charrues, ses turbines y déchargent, y voit que…
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