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Mémoire Vivante de Picardie - La base
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Un ouvrier malaxeur et cuiseur dans une sucrerie de l'Aisne

Le rythme de travail

Et en intercampagne, vous faisiez quoi ?

R : En intercampagne, enfin si, quand je dis qu'en intercampagne, y a une chose qui se passait en intercampagne qui pouvait se faire, c'est quand, si la campagne avait été assez, bon on ne le faisait pas au début, mais par la suite, y z'ont monté des cuves de sirop de stockage et puis si la cuite, si le sirop de stockage, y en avait assez comme ça et puis qu'on pouvait faire 15 jours de minicampagne, on appelait ça une minicampagne, eh ben, on faisait une minicampagne de 15 jours, peut-être trois mois près, la campagne, ça se situait fin mars quoi. Alors, là, on faisait une minicampagne, malgré qu'il n'y avait plus de betteraves hautes comme ça, mais on travaillait le sirop qu'on avait stocké pendant la campagne.

Q : Donc, vous repreniez le rythme ?

R : On reprenait le rythme de campagne oui. Mais alors là, y avait que, juste, bien sûr, les lavoirs, tout ça, ça ne marchait pas, mais y avait que le secteur sucre et bien sûr silos, tout ça, que ça marchait et puis un peu l'évaporation aussi et puis bien sûr, les pompes à air quoi. Sans pompe à air, on ne peut pas cuire, la pompe à air, c'est fait express pour renouveler la masse cuite et tout ça, parce que, sans quoi, ça ne, si la masse cuite ne bouge pas comme ça, là, vous ne feriez rien du tout hein.

Q : Ouais, c'est clair. Mais, donc ça, vous travaillez, vous aviez ce poste-là en 2 x 12 au début ?

R : Non. J'ai fait…

Q : Vous êtes passé direct au 3 x 8 ?

R : J'ai fait 4 ans garde-malaxeur en 12 heures et quand je suis passé cuiseur, on était en 3 x 8 continu.

Q : En 3 x 8 ouais.

R : Après les 3 x 8 continu, on est passé en pour arriver, ben c'est-à-dire qu'en continu, on n'avait pas de repos, mais après on avait eu au lieu de faire ben 7 x 8, 56, on avait une journée de repos après.

Q : Ah oui. Parce que vous travailliez tous les jours avant ?

R : C'est comme là, à l'heure actuelle, vous voyez, en ce moment-ci, vous diriez, bon ben la sucrerie, y sont passés au 35 heures, mais en campagne, y tournent toujours, y font toujours à peu près 48 heures. Et ces 48 heures là, disons que l'excédent, comme là, en ce temps-ci, que la campagne, elle est finie comme ça, et bien, je vois, mon cousin qui y travaille, il a pas travaillé ce lundi ci, mais bon, c'est parce qu'y z'arrivent à être comme ça, mais sans quoi, y font plus que des semaines de quatre jours. Alors, y récupèrent les heures de campagne, parce que, sans quoi, ça… Et puis en intercampagne, y faut un, si jamais, y pourrait, y pourrait tourner en 35 heures, mais ça ferait plus de bonhommes en intercampagne et puis eux, y n'en veulent pas de trop alors y préfèrent embaucher des intérims comme ça que d'avoir du, parce que, c'est… Au lieu d'avoir 150 gars qui sont, qui durent à l'année, un truc comme ça, y n'en font, elle tourne qu'avec 120 comme ça et puis disons qu'en intercampagne, en campagne je veux dire et les gars qui sont en poste, y font plus d'heures et puis ceux qui sont embauchés temporairement, ben la campagne, elle est finie, y reviennent pour l'année d'après quoi.

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