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Le travail d'un ouvrier à la sucrerie de Vauciennes de 1969 à 1999

Les bons et les mauvais souvenirs liés à la sucrerie

Q2 : Vous avez gardé un bon souvenir quand même quand elle était là ?

R : Ah ben oui, oui, la sucrerie, oui, oui, oui. Si vous parlez sucrerie proprement, oui, oui, je garde un bon souvenir jusqu'au moment du rachat. Voilà, les fondateurs de la sucrerie de Vauciennes qui ont été nos employeurs jusqu'au moment du rachat parce que eux, évidemment, se sont retrouvés les premiers sur la liste des départs, bien avant nous. Eux, y z'ont été évacués comme malpropres dès que les sociétés capitalistes nous ont rachetés. Et nous, bon, ben, ça a duré encore quelques années, ils ont voulu, comment dire, amortir un peu leur investissement, voir voir leur stratégie, tout ça, bon ça a duré quelques années, mais bon, nous, ça a été notre compte après. Non, non, la sucrerie de Vauciennes, ce que j'appelle les établissements fondateurs, les fondateurs, c'est la Société Decornoy, après la Société Mathieu, après notre dernier président directeur général était Monsieur Guillaume Vivant, bon, cette sucrerie, ce moment de sucrerie, là, c'est des bons souvenirs, c'est tout ce que je vous ai dit, le côté positif. Bon après, évidemment, ça s'est terni, bon allez, les 5 dernières années, de 95 à 2000, alors là, c'était, c'était l'enfer. Bon, les gens qui nous ont rachetés, c'était, bon vous voyez ce qu'ils ont fait, donc je vais pas vous donner de compliments sur ces gens-là, malheureusement. Mais jusque 95, oui, on peut dire qu'on était chez nous, voilà, on était chez nous, c'est le mot. C'était, on n'était pas actionnaire de la société, mais on y était quand même, d'une autre manière.

Q2 : Ben déjà faire des logements.

R : Ah oui, oui, le côté social, en gros. Bon, qui aurait disparu aussi, faut pas se faire d'illusion, y avait la concurrence, y fallait, bon, c'est à terme, mais bon c'était compensé par une augmentation de salaire, les revenus étaient supérieurs, donc, on pouvait pas tout avoir, comme on dit, on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, mais la fermeture, là, on l'envisageait pas non. Oh ben, vous savez, si vous interrogez les gens, y en sûrement pas beaucoup qui doivent vous dire qu'ils envisageaient la fermeture. Bon c'est peut-être parce qu'on était aveugle, vous me direz, ou naïf, bon, c'est peut-être pas flatteur pour nous de pas avoir senti venir, mais enfin bon, quand vous êtes dans une entreprise qui tourne bien et qui gagne de l'argent et qui s'adapte au changement technologique, je vois pas pourquoi on la ferme et je me pose encore la question. Et je voudrais bien que ces gens qui nous ont rasés, me le disent.

Q2 : Ouais, c'est sûr.

R : Mais enfin bon, y s'en fichent alors là.

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