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Mémoire Vivante de Picardie - La base
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Le travail d'un ouvrier à la sucrerie de Vauciennes de 1969 à 1999

La bonne entente entre les ouvriers

Q2 : Justement, y avait une bonne ambiance entre vous, vous disiez tout à l'heure que justement, enfin, c'est eux qui vous ont formé…

R : Ah oui, oui, oui, y avait une bonne ambiance, oui, oui. Ah ben la sucrerie de ces époques-là, c'était le côté social. Oui, oui. Bon, tous les ouvriers étaient logés. Voyez ici, c'est c'est c'est la maison où je suis né, où j'ai vécu ben maintenant 55 ans, je l'ai gardée, je l'ai achetée à la société quand j'ai été licencié, enfin notre domicile c'était pas ici, c'est à Vaumoise, mais un peu plus loin, mais j'ai gardé sentimentalement cette maison-là. On m'a proposé de me la vendre quand je suis parti, quand on m'a licencié plutôt, parce que je ne suis pas parti, on m'a demandé de partir en 1999, enfin 99, début 2000 donc et j'ai acheté cette maison qui a toujours été une maison de fonction de mon grand-père avant moi et de moi après quand je l'ai récupérée, maintenant, j'en suis propriétaire et je l'ai gardée à titre sentimental disons. Alors donc tout ça pour vous dire que tous les ouvriers étaient, à l'époque, logés, le charbon était fourni, vous voyez le chauffage était fourni par l'entreprise, distribution de blé pour élever les volailles, tout le monde avait des volailles à l'époque, hein, les années 70 hein. Les jardins étaient fournis par la sucrerie aussi, enfin bon, vous voyez, c'était pratiquement le côté social que l'on ne connaît plus maintenant, donc, y avait des liens assez étroits entre les, également les membres du personnel.

Donc, tout le monde se connaissait, tout le monde avait travaillé ensemble, les pères ou les grands-pères ou les enfants, tout le monde connaissait l'histoire de tout le monde, vous voyez, c'était pas on n'était pas des anonymes dans la sucrerie, c'était pas un numéro qui s'amène, n° 26360 qui s'amène tous les matins et qui repart le soir. Non, c'était pas ça, non, non, non, c'était une grande famille. Bon, ça c'était le bon côté de la sucrerie. Le mauvais côté, c'était quand même un travail assez dur, faut pas croire que le travail était un travail facile, bon par tous les temps, on sait aussi quand, ben l'hiver, il fait froid, il gèle, il pleut, bon, y a quand même des gens qui y ont laissé leur leur jeunesse et leur santé à la sucrerie hein. Faut pas aussi l'oublier ça.
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