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Un ouvrier sucrier et transporteur à la sucrerie de Francières

Les bons salaires des transporteurs sucriers

On gagnait notre vie. On se faisait foutre de nous le jour qu'y arrivaient des camions, beau Berliet, tout ça, t'en fais pas, nous on est payé à l'heure, mais vous, les chauffeurs des entreprises, y z'étaient payés au mois. Qu'y fassent 10, 12 heures, y mettaient toujours le même mois, y leur donnaient 100 francs au bout du mois. Un coup, y en a un, un chauffeur, il était de Verberie, je sais plus comment y s'appelait son prénom, y avait trois camions, il avait trois camions sous la main, on l'appelait le parisien, d'ailleurs, ils étaient de la région parisienne les chauffeurs. Y dit, les gars combien vous gagnez ? On avait touché la paye et justement, y en a un qui avait sa fiche de paye. Y dit regardez ce qu'on a gagné dans les 28 jours. Oh, vous gagnez le double. Oh y dit, attends, attends. Ben oui, on gagnait le double. Y voit son patron, y dit, tu peux payer comme les autres à Francières, y dit non je peux pas. Bon je m'en vais, y prend sa musette, son bardas et le voilà reparti, y laissait le camion là. C'était comme ça avant. Ben y s'en foutait, y avait du boulot ailleurs. Y avait pas à pleurer. Moi je l'ai déjà fait. Ça va pas, on s'en va et puis c'est tout. Maintenant, faut faire attention hein, oh faut la fermer hein, faut la fermer.
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