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Mémoire Vivante de Picardie - La base
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Un ouvrier sucrier et transporteur à la sucrerie de Francières

Le rythme de travail et les postes occupés

Q1 : Et sinon, en fait, vos parents, y z'ont travaillé à la sucrerie ?

R : Ah non, non, non, non, moi, cette sucrerie-là, je la connaissais, parce que je suis né à Moyenneville moi. Et puis j'ai quitté Moyenneville en 49, je me suis engagé, je suis parti avec les ricains, enfin bon, ça on s'en fout de ça. J'avais été envoyé à la ferme Duprès, une ferme qui est, Francières est propriétaire, comme bouvier. J'ai vendu des bœufs pendant la guerre pour aller en Allemagne parce que j'étais leur apprenti. Enfin bref, j'aimais pas les allemands. J'ai conduit des bœufs donc, y fallait amener des betteraves avec des chariots et des bœufs à la sucrerie. Et on travaillait le dimanche aussi. Et moi le dimanche, je faisais du basket et de la course à pied. Alors je me débrouillais d'aller de bonne heure au matin, charger la nuit, pour des bœufs, pour revenir pour midi manger vite fait, puis aller faire un match de basket. Et après, c'était en 50 et quelque, y z'ont cherché des volontaires, j'étais au ( ???), ça n'allait plus, ça passait, je suis parti comme volontaire, par contre, y avait toujours des heures à faire, je dis, pour moi, c'est bon, j'ai ( ???) on faisait 40 heures par semaine, moi j'aimerais mieux faire 84 heures. Je suis parti aussi comme volontaire. On est parti à quatre, on s'est pas mal débrouillé et c'est de là que j'ai dit, tiens, c'est intéressant, dans une entreprise, vous faites 40 heures et puis, faut aller traîner de droite à gauche, alors je venais faire des campagnes de betteraves et j'avais fait une campagne de betteraves en 53 aussi, comme chauffeur et comme saisonnier toujours, on n'y reste pas. Et puis c'est après que, dernière campagne, comme saisonnier, j'ai refait chez le transport Bailly, j'ai fait quatre mois et puis après, je suis revenu à Francières, mais là on m'a dit, on te garde, on a besoin d'un chauffeur et d'un maçon. C'est de là que j'ai fait tous les gros travaux. On était bien, une bonne équipe. Puis, les patrons, Madame Benoit, tout ça, y z'étaient mieux, mais y avait des moments de mauvaise humeur, y avait quand même 80 gars et tout le monde, dedans, bon y z'étaient pas terribles quoi. Enfin, moi j'étais avec une équipe à part, j'avais mon équipe, et puis c'était tout hein. Je n'étais pas souvent dans l'usine, juste #4pour les travaux. C'est malheureux parce que, n'importe comment, on savait que toutes les petites sucreries, y fallait qu'y ferme, y en avait une vingtaine dans l'Oise, y avait Monchy qu'a fermé avant nous, Tricot qu'a fermé, la première c'est à Coudun qu'a fermé, ( ???) qu'a fermé dans les premiers. Oui, Monchy, Tricot, y avait nous, après c'était la Neuville, Woivignies qu'a fermé. Et d'abord, y a plus que Chevrières maintenant, y a plus que Chevrières. Et puis dans la Somme, y en a deux, Ham et puis Eppeville je crois, elles sont toujours là. Oui, c'étaient des grosses boîtes hein. Ah oui, y a plus que Chevrières et puis Chevrières, pendant un moment, ça allait un peu, je sais pas, c'est les cultivateurs qui se sont mis en société là-bas je crois, je sais pas.
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