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Un ouvrier sucrier et transporteur à la sucrerie de Francières

L'évolution technique dans l'arrachage et le transport de betteraves

R : Oui, là, maintenant, j'ai été faire un tour, ça amène des camions de 28 tonnes ou 30 tonnes, deux minutes après, y a plus rien, tandis que nous, on était qu'à 3 ou 10 tonnes de Willem et puis les autres, c'étaient des petits camions, des 5 tonnes. Y avait des transporteurs qui avaient des camions un peu plus gros. Mais je vois maintenant, dit-on, ( ???) le cinéma. En moins de deux là-bas à Chevrières, y bennent, pouf, y a plus rien. Tandis que nous, fallait y aller à la mitrailleuse, les betteraves, y sont propres, y z'ont des machines modernes maintenant pour arracher, c'est ça, des machines très modernes et nous, c'était pas pareil. On arrachait… On commençait d'abord par arracher à 11 ans là-bas les betteraves à la main. A 11 ans, ma femme est venue aussi, elle arrachait pas mal. J'ai commencé moi à travailler, j'avais à peine 13 ans, en 33. Oui, en 33, le 19 avril 1933 que j'ai commencé à travailler, j'avais 13 ans hein. Mais à 11 ans, 12 ans, j'arrivais avec mes sœurs pour couper des fanes de betteraves hein. Au lieu d'aller à l'école. Enfin, j'allais à l'école parce que c'était obligatoire, mais souvent le jeudi, où ça pressait, j'allais couvrir les tas de betteraves. Tout gosse hein. On n'avait pas de botte. On n'avait pas de botte comme maintenant. Maintenant, y sont habillés comme des princes. Nous, on mettait des vieilles chaussettes comme gant hein.

Q1 : Ah oui.
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