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Un ouvrier sucrier et transporteur à la sucrerie de Francières

Les divers postes de la sucrerie

Y avait pas de chômage avant. Quand on y pense que maintenant c'est plus la même vie. Hein, tout le monde est pressé, y a plus personne qui rigole, ah non. Ah on rigolait bien. Bon, y avait des misères aussi, attention hein. Y avait des sacrés boulots hein. Quand y avait des coups durs, c'était jour et nuit hein. Ah fallait y aller hein. On était récompensé quoi. On avait toujours une bonne équipe, c'était bien. Fallait des costauds. Pas de gueulard, de gars qui va au water toutes les cinq minutes ou qui va fumer sa cigarette, ça n'existait pas hein. Y avait le coup dur, c'était pour tout le monde. 5 minutes, c'était pour tout le monde, on s'arrêtait 5 minutes, y fallait faire les coups durs. Oh c'était pas la guerre hein. Bon, c'était bien. Oh point de vue sucrerie, je sais que les betteraves rentrent d'un côté puis sortent 4 heures ou 5 heures après, ça sort en sucre, ça, ça coupe dans le coupe-racine, y a les diffuseurs et après, y tirent le jus vert là. Ça j'ai bien resté quelques heures là-dedans. Quand j'étais en panne de camion, on me foutait dans l'usine pour surveiller, ça se faisait pas de rester deux heures là assis quoi à regarder les machines tourner, je pouvais pas, d'ailleurs, je peux pas rester enfermer, j'ai jamais pu rester enfermer, j'ai toujours travaillé dehors hein. Ah non, ah non, c'est de la tôle sinon. Non, non, on était bien. Je voyais bien ce qui se passait quoi. Oui, des vrais qui travaillaient, des sucriers, y en a plus beaucoup hein. Y a Georges Bail que je connais très bien qui était à la carbonatation, Dubus, lui, il était je sais plus dans quoi, mais, comme turbineur, y avait Christian Denain, il était aux turbines lui, au sucre là-bas. Ah fallait vider les turbines. Et puis Lahette François, le forgeron, y faisait aussi la campagne de sucre, mais je sais pas où que c'est qu'il habite, s'il habite dans la Marne, je sais pas. Ouais comme turbineur, oui, et puis Jean Loy, mais Jean Loy, ça fait longtemps qu'il est mort. Oui, comme turbineur, y a plus que Christian Denain, ouais, c'est ça. Non, parce que ça diminue. Y a Mansard aussi, tiens, mais il habite à machin, à ( ???) Michel, y travaillait aussi aux cuites, on appelait ça les cuites, pour granuler le jus, y sortait en grain après, y fallait 4 heures je crois de cuisson, je sais plus combien y fallait d'heure là-dedans. Et puis après, y passait dans les turbines. Dans les turbines, c'est chauffé à je sais plus combien, 50°, 60°, le gars y travaillait en gant. Fallait que ça soit chaud. Après, ça sortait au magasin à sucre là-bas. C'étaient des Belges qui s'occupaient du magasin à sucre. Des sacs de 100 kg.
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