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Un ouvrier breton à la sucrerie de Vauciennes

Les divers rachats de la sucrerie et le reclassement des ouvriers

Q1 : Mais déjà, rien que quand l'usine elle a été rachetée, vous ne vous en doutiez pas déjà que ça allait… Parce qu'en fait, pourquoi en fait, l'usine après elle a été rachetée par Bégin Say, c'est parce que ça allait plus déjà ?

R1 : Parce que, au départ, c'était ( ? ? ?) quoi. Et ( ? ? ?) il a voulu faire une société, ( ? ? ?), Compagnie Française de Sucrerie. CFS, elle avait quatre usines, elle a fait faillite et elle a vendu à Bégin Say, Bégin Say a tout racheté.

Q1 : Déjà, vous avez vu une différence quand c'était Bégin Say ?

R1 : Ah, ben oui, y'a une différence. Il était trop riche Bégin Say. Avant, il avait une usine en Italie aussi.

Q1 : C'est vrai.

R1 : Et, il s'est séparé de Bégin Say, parce que Bégin Say, comment c'était ? Comment c'était l'autre ?

R1 : Comment il s'appelait celui qui était associé avec Bégin ?

R2 : Ah !

R1 : L'italien ?

R2 : Oui, je sais, euh…

R1 : ( ? ? ?).

R2 : Non, Fuziani, Fu…

R1 : Non, non, non. Bégin Say, euh…

R2 : Ouais, ils ont été…

R1 : Ils avaient trois usines.

R2 : Ils ont été associés avec un italien, je ne me rappelle plus comment c'était. Oh, ça n'a pas duré longtemps.

R1 : Oh, ça a quand même duré une dizaine d'années !

R2 : Oh non, quand même pas, oh non. Non, parce que Bégin Say…

R1 : Il avait vu que ça marchait pas trop bien avec l'usine française, il s'est séparé de…

R2 : Si, Fuziani.

R1 : Non. Non. C'est pas écrit dessus, sur la boîte ?

Q2 : Oh non, y'a pas l'air.

R1 : Ça, c'est quoi là ?

R2 : Ben, les trucs, c'est tout c'qu'on avait par Vauciennes, si ça vous intéresse vous regardez.

R1 : ( ? ? ? ) Bégin Say.

R2 : Oui, voilà, c'est ça.

Q1 : Ah, vous voyez vous retrouvez.

R2 : Oui, c'est ça, hein, on cherchait… ( ? ? ?).


Q1 : On met ça.

R1 : ( ? ? ?), il a vendu ses actions, il a laissé débrouiller. Depuis c'temps-là, ça commençait à aller mal chez Bégin Say.

R2 : Là, c'est ( ? ? ?), ouais, c'est ça.

R1 : Maintenant, Bégin Say existe toujours hein, y'a une usine à Nantes. Et, ils travaillent du sucre de canne.

Q1 : Ouais.

R1 : Il existe un pays étranger aussi quand même, y'en a au Mexique, y'en a un peu partout.

Q2 : Et, les ouvriers quand ils ont été licenciés, y'en a qui se sont arrêtés carrément de travailler dans les sucreries, qui sont partis dans d'autres domaines ?

R1 : Euh, ben oui. Si vous voulez toucher une prime de départ, faut pas travailler dans une sucrerie, sinon vous ne touchez pas la prime.

Q2 : Ah oui, d'accord.

R1 : Si vous travaillez dans une sucrerie, c'est que l'usine vous a placés dans une sucrerie, elle ne vous doit rien, elle vous a placés.

Q1 : Ouais.

R1 : C'est comme s'ils vous placent à Thumeries, à 200 km de chez eux.

Q1 : Oh !

R1 : Ils vous a placés, ils ne regardent pas si on est ( ? ? ?) pour revenir à la maison le lendemain. Mais on est placé quoi ! Forcément, faut mieux aller travailler, hein.

R2 : C'est pas un licenciement si on vous place ailleurs.

R1 : Mais seulement, ceux qui ont été formés à la sucrerie pour travailler le sucre, ne savent pas travailler dans l'industrie, dans d'autres métiers.

Q1 : Oui.

R1 : Voilà leur point fort.

Q2 : Ouais.

R1 : Ce n'est pas mon cas à moi, mais moi j'avais l'âge de la retraite, comme beaucoup d'autres savent travailler n'importe où, mais y'en a qui savaient pas travailler ( ? ? ?).

Q1 : Ah oui, ils avaient fait toute leur carrière, euh, du jour au lendemain se retrouver sans rien.

R1 : Ah oui, oui, ils savaient travailler que le sucre.

Q2 : Donc, finalement, ils étaient obligés d'être soit au chômage, soit d'accepter…

R1 : ( ? ? ?).

Q2 : … de rentrer dans une usine.

R1 : On va toucher la prime et puis débrouillez-vous après quoi ! Toucher la prime de départ, mais après c'est ( ? ? ?) vous.

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