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L'école et la vie sociale et quotidienne à la sucrerie de Francières

Les souvenirs des premiers temps à Francières

Q2 : Ça ne vous avait pas fait peur au début d'aller dans une sucrerie… une école de la sucrerie ?

R : Je n'ai jamais été froussarde, ça va. Au début, des camions qui s'arrêtaient, alors, la nuit, je me levais, fallait que je vois. Je me levais à minuit, j'allais regarder partout. La voiture était là et j'ai eu une petite souris dans la chambre une fois. C'est la campagne !

Q1 : Avez-vous connu des grèves ?

R : On faisait pas grève à la sucrerie et moi, je n'ai jamais fait grève, parce que… même s'il y avait eu des grèves, je savais que là, ç'aurait été mal vu.

Q2 : Ouais, c'est sûr.

R : De toutes façons, pendant la fabrication, c'est pas possible. La fabrication, quand elle commence, il faut que ça continue. Les betteraves arrivent dans les camions, il faut bien que le travail se fasse. Des grèves, non, mais il y avait un comité d'entreprise, je vois très bien le monsieur qui s'en occupait, qui allait discuter carrément avec Madame Benoît. Il y avait un rapport assez facile quand même, je pense. On faisait comprendre, que celui-là, il est pas assez payé. Il y avait des arrangements, je pense. Moi, je vois de l'extérieur, parce que j'n'étais pas… peut-être que quelqu'un qui a été employé vous dirait des choses autrement.

Q2 : Et pour Noël, tout ça, il faisait pas des choses pour les enfants ?

R : Je crois qu'il y avait quelque chose. Je ne me souviens plus. Pas à l'école, peut-être pour les enfants des employés, mais ça se passait pas à l'école. Je ne me souviens pas. Moi, les histoires de fêtes, je sais qu'il y avait un député du coin qui donnait des goûters aux enfants le jour de noël, des genres de brioches, mais bon les députés, c'est toujours assez intéressé.

Q2 : Mais vous, de toute façon, vous en gardez vraiment des bons souvenirs ?

R : Oui. C'était ma première classe.

Q1 : Oui, en plus.

R : Ils ont tous eu leur certificat, ceux que j'ai présentés, ceux qui sont passés en 6ème.

Q1 : Vous êtes fière ?

R : Fière, non, c'est un métier où on n'est jamais sûre de ce qu'on fait. On sait pas quel impact ça aura sur les gamins, mais je pense que, d'après Monsieur Hiquebrant qui a restauré l'école, il a contacté pas mal d'anciens élèves, il m'a dit : vous avez laissé un bon souvenir. Alors, ça va.

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