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L'école et la vie sociale et quotidienne à la sucrerie de Francières

Les avantages accordés aux ouvriers

R : Par exemple, le soir, puisque les patrons étaient propriétaires des fermes aussi, une des filles de Madame Benoît, installait sa table, les pots de lait qui venaient d'une ferme, c'était vraiment le lait qu'on donnait à la louche. On prenait un demi-litre, un litre. S'il y avait des pommes tombées, ils mettaient ça dans une grande lessiveuse, les gens qui voulaient des pommes pour faire de la compote, prenaient des pommes. Enfin, vous voyez, on imagine mal ça maintenant. J'ai donc revu des élèves, une Marie-José qui habitait juste en face de l'école, qui a maintenant aussi un certain âge. J'ai reçu des lettres aussi d'un qui est en Corse, un élève qui avait passé en 6ème, mais il me dit : "je me souviens d'abord de votre solex"… oui, parce que j'ai d'abord fait la route entre Pont et Francières, en solex jusqu'au jour, où je me suis cassée la figure. Il y avait des sorties de betteraves naturellement, il n'y avait pas de pistes cyclables sur cette nationale et c'était la nuit… heureusement, j'avais des bottillons blancs. Alors, une voiture m'a vue tomber avec les bottillons en l'air. Bon, je me suis cassée le nez réellement. J'ai eu huit jours de congé et après, j'ai acheté une 2 CV, donc les élèves se souviennent mon vélo solex, la 2 CV.
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