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L'école et la vie sociale et quotidienne à la sucrerie de Francières

La main d'oeuvre saisonnière

R : En plus, il y avait les travailleurs saisonniers. Alors, j'ai connu le passage des marocains qui venaient… , les travaux saisonniers dans la culture, pas à la sucrerie, pour biner les betteraves. Vous voyez, les betteraves sont semées, ça pousse trop… quand ça pousse trop serré, il faut les démarier, c'est-à-dire en enlever un petit peu pour qu'elles arrivent à grossir. Donc biner les betteraves, et puis enlever les mauvaises herbes… donc, biner les betteraves, c'était le travail… ça se faisait en mai, avril-mai, c'était le travail des italiens, des marocains.

Q1 : Mais ils avaient pas de problèmes pour s'intégrer à la classe ?

R : Les italiens sont venus là. Ils ont travaillé tout le temps, le père est resté à l'année et les marocains, en général, ils venaient travailler, ils emmenaient pas leurs familles. Quand c'était pour une saison, la famille restait. C'était l'époque où y'avait beaucoup de polonais qui travaillaient, Jean-Pierre, un polonais, que j'avais porté à Saint-Quentin pour l'examen d'entrée au centre d'apprentissage, c'étaient des petits polonais aussi. C'étaient des gens, en général, très travailleurs tout le monde était bien à sa place, ça fonctionnait bien. Enfin, après toutes les histoires de toutes les sucreries qui ont fermé, après c'est de grosses sociétés.
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