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Mémoire Vivante de Picardie - La base
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Récit de vie de deux ouvriers à la sucrerie de Vauciennes depuis 1945

Le salaire des ouvriers et les remboursements des frais kilométriques

Q1 : En fait, c'était de génération en génération où vous travailliez à la sucrerie, ça apparaissait comme logique en fait.

R3 : Ben oui, on allait pas plus loin, on avait du travail sur place.

R1 : Il nous payait même nos frais de kilomètres.

Q1 : Ah oui.

R1 : On touchait quelque chose pour…

R2 : Une indemnité kilométrique.

R1 : Une indemnité.

R2 : Les derniers temps, celui qui n'était pas logé par la sucrerie, était indemnisé, celui qui avait construit donnait une certaine somme représentant le loyer.

R1 : Parce que c'est au patron, donc Monsieur Mathieu, toujours pareil, qu'avait fait le lotissement, les deux lotissements, c'est lui qui avait le terrain. Il a vendu le terrain à ses ouvriers, pas très cher le mètre carré.

R3 : Nous, c'est à ce moment-là qu'on a acheté le terrain et c'est là qui s'est tué, Monsieur Mathieu, c'est cette année-là.

R1 : C'est 67/68, qu'on est là-bas.

R2 : Nous, c'est 75.

Q1 : En fait, il aidait beaucoup ses ouvriers.

R1 : Oui.

R3 : Il faisait beaucoup de social.

R1 : Principalement à partir de 68. Il était obligé à partir de 68, parce qu'avant 68, on avait beaucoup davantage et après 68, ça a changé, les avantages, ils ont réduit les avantages pour que notre salaire soit beaucoup mieux.

Q1 : Et le salaire par rapport aux usines de la région, il était ?

R1 : C'est pareil, ça se valait. Avant 68, non, il y avait un écart comme on avait des avantages, mais après 68, ça allait.

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