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Récit de vie de deux ouvriers à la sucrerie de Vauciennes depuis 1945

La solidarité et les avantages accordés aux ouvriers par la sucrerie

Q1 : Et sinon, il y avait une solidarité aussi à l'extérieur de l'usine, si quelqu'un avait un souci, ou les femmes s'aidaient entre elles ?

R1 : Oh, je ne peux pas dire vraiment, l'extérieur…

R2 : C'est-à-dire que si quand il y avait la sucrerie, tout le monde était en sucrerie, il y avait quand même une solidarité quoi.

R1 : Oui, mais à l'extérieur vraiment.

R2 : Ah oui, à l'extérieur, non.

R1 : Comme à ce temps-là, il n'y avait pas beaucoup de voitures, tout le monde restait groupé.

R2 : Oui.

Q1 : Et vous aviez chacun un jardin fourni par l'usine ?

R1 : Oui, tout logement avait son jardin et ils en louaient encore en surplus.

R2 : Encore en surplus, gratuitement.

R1 : Et ils fournissaient de l'engrais.

R2 : Ils fournissaient…

R1 : Et c'était labouré.

R2 : C'était labouré, oui, prêt à semer. C'est vrai.

Q1 : Et vous aviez du sucre ?

R2 : Ah oui.

R1 : Oui.

R2 : Oui, on avait du sucre.

R3 : En fin d'année.

R1 : On avait 100 kg à la fin. On a commencé à 30.

R2 :30, 40, 50.

R1 : Et oui.

Q1 : Il était vraiment proche de ses ouvriers quoi.

R1 : Oui, ça on ne peut pas le reprocher, ça, il faut dire ce qui est vrai.

R3 : Ah ben, le jour que Monsieur Mathieu s'est tué, ça a beaucoup perdu.

Q2 : Ça a crée un vide, en fait ?

R1 : Ah oui, vraiment là.

Q1 : C'était une cassure, il y a eu avant et après.

R1 : Oui, bon on a eu quelques bonnes années quand même, parce qu'il y avait son cousin, à Monsieur Mathieu, qui avait repris ça, bon, lui, il est resté dans les conditions de Monsieur Mathieu, quand même, je ne sais pas combien de temps qu'il a tenu, Monsieur ???, mais ça a encore été, mais il n'avait pas quand même le pouvoir.

R3 : N'importe comment, il y avait un problème de gérance quand même, il n'y avait pu assez, puisque après, il y a eu, comment il s'appelait, qu'a dû gérer tout ça ?

R1 : Ah oui, Monsieur Sanguinet.

R3 : Oui.

R1 : Ah oui, il a fallu qu'il fasse appel à quelqu'un d'extérieur pour pouvoir gérer l'affaire, parce que là, ils étaient incapables, faut être franc de le dire.

R3 : Je crois que ça aurait fini par mettre la clef sous la porte. D'ailleurs ça a été racheté.

R1 : Ah oui, oui, il y a une personne qui est venue, au moins deux ans, hein.

R3 : Oh, il est resté plus longtemps que ça Sanguinet, hein.

R1 : Je ne sais pas c'est lui qui m'a mis à la porte à 55. Je l'ai toujours pas digéré.

R3 : Hein, il est resté plus longtemps que ça Sanguinet.

R1 : Je ne sais pas, je ne me souviens plus, on arrive à perdre un petit peu.

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