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Un transporteur dans le sucre à Montcornet

La destruction du site de Montcornet et les répercussions sur les villages voisins

Q1 : Mais vous avez assisté à la destruction du site à Montcornet.

R1 : Moi un peu. Oui, parce que je suis resté, j'ai pas été tout de suite là-bas, mais j'ai fait un peu le transport du matériel comme ça.

Q1 : Ouais.

R1 : Mais rapport, ils ont découpé, ils ne veulent pas récupérer. Je vois à Saint-Germainmont, il y avait une maison qui faisait le coin, une grande maison, pourtant chaudière, la toiture avait été refaite à neuf. Toute neuve. Ben, ils attrapent la grue. Tout en l'air, tout.

Q2 : Ils n'ont pas cherché à la revendre.

R1 : Oh ben non, ça gêne. Automatiquement pour eux ça gêne.

Q1 : Tout était neuf.

R1 : Fallait voir une maison en briques, pis une grosse maison.

Q1 : Oui.

R1 : Ils foutent ça en l'air. Il faut voir les machins qui broient, qui cassent, hein. Je demanderai une porte ou si et là pour récupérer, ils ne vous la donneraient pas.

Q1 : Ah bon.

R1 : Ben non, ils la broient, peut-être, parce qu'il faut se dire, l'un, il va demander ça, l'autre, il va demander ça, ça va embêter plus qu'autre chose, ils préfèrent qu'elle casse, ou alors que l'entreprise qui démolit, elle récupère. Ça c'est sûr, que des belles maisons comme ça, faut voir, ça a été fait il y a deux ans, n'importe comment, quand ils font des travaux, ça c'est...

Q1 : Et la cheminée, vous étiez là quand…

R1 : Quand ils l'ont fait sauter, je ne sais pas de trop si on avait pas arrêté sur la route. C'était pas un jour, samedi ? Ah oui, oui, plus loin, parce que comme dans le temps, ils faisaient, je crois, ils faisaient un trou, ils mettaient des fagots à la place, pis après, ils brûlaient, mais là, je ne sais pas trop s'il l'avait fait au TNT.

Q1 : Oui.

R1 : Je ne sais pas. Parce qu'au TNT, il faut faire beaucoup de trous sûrement pour que la machine, comme on voit à la télé, ça s'écroule, ça va pas aller…

Q1 : Ouais, pour pas que ça penche, quoi.

R1 : Ils ont fait ça sans doute comme ça, hein.

Q1 : Ça a valu ça a valu des mouvements de protestations un peu dans le coin ou quoi, la fermeture ?

R1 : Non, non. Ils en avaient l'habitude. Déjà, là, comment les caravanes, ils étaient à 400 au moins, oh oui, 400 dans les caravanes, ils étaient à beaucoup, mais ça a fermé.

R2 : Il y avait une majorité de personnes qui étaient arrivés à l'âge d'être préretraité.
Il n'y avait pas de jeunes.

Q1 : Y a eu beaucoup de personnes qui sont passées en préretraite alors.

Q2 : (???)

R1 : Ça n'a pas créé un énorme scandale quoi ! et ça a eu des impacts sur Montcornet ou sur les petits villages à côté au niveau économie tout ça…

Q1 : Pour le commerce tout ça.

R1 : Ouais pour le commerce.

R1 : Ça a fait du mal quand même, hein.

Q1 : C'est un peu la vie du coin qui a été…

R1 : Et encore même parce que Montcornet, on disait sucrerie de Montcornet, mais elle était sur le terrain de l'(???) et sans doute pour le pognon qui touche tous les ans, sans doute (???), il touche une grosse part vis-à-vis de Montcornet.

Q1 : Ouais.

R1 : C'est pareil, il y a la MAT qu'ils appellent, ils font des machines pour les voitures, et c'est pareil, ils sont plus sur (???) ils sont sur du terrain comme ça des petites que de Montcornet.

Q1 : Oui d'accord. Pour la taxe foncière.

R1 : Pour la taxe, les impôts tout ça, ça c'est…

Q2 : C'est de la manœuvre financière.

R1 : Même le château, il y avait un beau château, le patron, pis le fils, ils se sont un peu chamaillés, il y en a un qui voulait le foute, le mettre en l'air, l'autre y ne voulait point, donc le vieux, il a parti là-bas à Saint Ger, pis ils ont foutu le château en l'air, pis ils ont refait une autre maison. Donc, du pognon, ils en ont.
Avant, on disait toujours que le sucre, c'était de l'or blanc. Plus maintenant, parce que ça ne marche plus . Avant quand on rentrait dans la sucrerie, on disait qu'on venait jusqu'à la fin de l'année, enfin de l'eau-de-vie…

Q1 : C'était ça que vous vous étiez dit vous ?

R1 : Ben oui, parce qu'avant j'ai travaillé dans la culture moi.
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