Accueil Le projet Les dossiers La base projets2003 réalisations contact
Mémoire Vivante de Picardie - La base
presentation consultation
retour à la liste

Un transporteur dans le sucre à Montcornet

La fermeture de Montcornet et le reclassement à Saint Germainmont

Q1 : Mais comment ça s'est passé à la fermeture vraiment de Montcornet, ça s'est passé comment pour vous ?

R1 : Ben, on a fini la campagne. On a eu un petit cadeau, un coup de galette, pis un coup de champagne, pis on part tranquillement en vacances. Pis, quand on revient, d'un seul coup, hop, convoqué tout le monde. Ben, on dit que la boite, elle est fermée et pis ça y est.

Q1 : Comme ça, sans aucun doute.

R1 : Ben, un doute, il y avait le directeur quand même, bon, il y a toujours des bruits, mais ça veut rien dire, moi, j'avais entendu quinze ans avant, il y en avait un qui m'avait dit sur la place ici comme quoi que la sucrerie allait fermer, bon, elle est allée encore quinze ans. Et pis, à Saint Ger, j'avais un cousin, ils ont été cherchés, du comment, du matériel, entre Beauvais et Villers-Cotterêts, Clastres, il y a une sucrerie là-bas.

Q2 : Clastres, oui, c'est possible.

R1 : Bon, ben on a été démonté le centre de réception, le centre de réception était tout neuf. Il y en avait pour du pognon. Il a marché trois ans. Heu, non un an, qu'il avait marché là-bas. J'avais un cousin qui était électricien pis tout le bazar, pis qui était bien placé. Oh ben j'dis, on va ramener ça, pis dans…Oh, non, qui me dit, il y en a pour cinq ans avec tout le matériel comme ça. Trois ans qu'on a fait avec ce machin là, qu'on a été cherché là-bas. Des machins tout neufs.

Q1 : Et vous en fait, vous êtes revenu pour travailler et c'est à ce moment-là qu'ils vous ont dit que c'était fermé.

R1 : Ah, ben quand tout le monde, tout le monde…

Q1 : Tout le monde.

R1 : Fin décembre, bon, on finit la campagne. On est en repos compensateur, qu'on appelle, vu qu'on a travaillé des dimanches tout ça, donc l'usine est fermée. A part pour le sucre, bon ça part toujours, souvent il y avait une permanence. Mais, quand on est revenu, mettons le 3 ou 4 janvier ou le 7 janvier, hop, on laisse un peu, pis le lendemain, d'un seul coup réunion, hop, la boite est fermée.

Q1 : Ça a dû faire un choc.

R1 : Oui, ben oui.

Q1 : C'est sûr.

R1 : Ils ont fait des préretraites, mais préretraites, les gars, 55 ans, il y en a qui était bien content, mais après, quand ils se sont aperçus qu'ils nous avaient volés là-bas à Montcornet et rapport à Saint Ger, rapport aux salaires. Quand on a quitté Montcornet, je parle en anciens francs, 6.600 mettons, par mois qu'on avait. Donc, c'était en 88, oui 88, j'avais, mince, ou 81.

Q2 : Ben c'est rien, on dit 87.

R1 : Elle a fermé…

Q2 : C'est la campagne de 87.

R1 : Oui, c'est ça.

Q1 : Donc début 88.

R1 : 88 c'est ça, donc janvier, ça a fermé et Saint Ger, ça a fermé en 98. Donc, moi j'étais onze ans là-bas et d'une année à l'autre, quand on avait le même salaire, là 6.600, on avait plus de la brique là-bas, en faisant le même boulot.

Q1 : Donc, oui, il y avait vraiment une différence de ….

R1 : Pourtant, c'était le même groupe. C'était incroyable en premier. Mince, ils se sont trompés. Après ils nous donnaient 2.500 en prime, tandis que là-bas, à la fin de la campagne, on avait la brique.

Q1 : Donc, c'était vraiment quand même une différence entre…

R1 : Oui, pour faire le même boulot.
nouvelle recherche

votre sélection

ajouter à votre sélection

imprimer
DownloadPlayer