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La sucrerie de Montcornet : activités, travail, fermeture

La gestion des fermes des sucreries

Q1 : Et vous dites, les fermes, c'étaient des propriétés…

R : Des sucreries.

Q1 : Des sucreries, y avait quoi comme, comme, enfin comme propriété, qu'est-ce qu'elle possédait la sucrerie ?

R : Laquelle ? Montcornet ?

Q1 : Ben un peu toutes celles dont vous vous occupiez.

R : Les sucreries avaient vocation d'acheter beaucoup de terres. Beaucoup de terrains. Alors ces terrains-là leur servaient à deux choses. Déjà, Montcornet avait des terrains, Saint-Germainmont avait des terrains, Guignicourt en avait pas beaucoup, il en avait aussi mais autour de l'usine, mais bon, beaucoup moins que les autres sucreries. Marle avait des terrains. Donc, ils avaient cette vocation d'acheter des terres pour agrandir, si vous voulez, leur bassin de décantation. Parce que la sucrerie, ce qui les bloque beaucoup, c'est les bassins de décantations, les rejets d'eau, les rejets d'eau et de terre. Donc, à chaque fois qu'ils avaient besoin de terrain à côté de l'usine, on s'arrangeait pour avoir un patrimoine terre à côté, et d'échanger des terres de l'extérieur pour ramener à côté de l'usine. Chaque fois que le cas se présentait. C'est pour ça que vous voyez beaucoup de terrains autour des bassins de décantation qui appartiennent à l'usine. Après, la sucrerie, dans le cadre de la sucrerie de Saint-Germainmont, ils avaient beaucoup de fermes, ils avaient investi sûrement à une époque dans les fermes. Ils avaient acheté et il y avait 2.000 hectares à gérer et à cultiver parce qu'ils avaient, à côté de la sucrerie, il y avait une société qui cultivait des fermes.

Q2 : C'était une GAEC, non c'était quoi ?

R : Non, j'ai oublié, c'était société sucrière, je ne sais plus comment ça s'appelait, ça faisait partie de Saint-Germainmont, mais je ne sais plus comment ça s'appelait. Ils cultivaient les fermes même.

Q1 : Ah oui, donc c'étaient des agriculteurs employés par la sucrerie.

R : Voilà, c'étaient des salariés de la sucrerie avec un ingénieur agronome, qui était directeur des fermes, qui s'occupaient de toutes les fermes et dans chaque ferme, il y avait quatre fermes, y avait un contremaître.

Q1 : Mais, ils ne produisaient pas que du sucre, parce que, avec les champs…

R : Dans les fermes ?

Q1 : Ouais.

R : Non, que de la betterave. Non, non, ils avaient leur quota betteraves, ils avaient leur quota betteraves et ils produisaient du blé, du maïs, enfin tout ce que l'on peut produire, par ici, dans les fermes.

Q1 : Donc, après c'était de l'argent, enfin, ils revendent le blé pour…

R : Voilà, c'est une société.
Q1 : Voilà, ça revenait après à la sucrerie.

R : Voilà.

Q1 : D'accord

Q2 : Et donc, ces agriculteurs là, c'est bizarre qu'ils ne fassent pas partie du conseil d'administration.

R : Non, c'est pas bizarre, c'est pas bizarre. Une société, c'est une société anonyme, aussi bien toutes les sucreries que je vous ai citées, sont des sociétés anonymes. Donc, une société anonyme, c'est géré par des actionnaires.

Q2 : Oui.

R : Des actionnaires. Ceux qui faisaient partie du conseil d'administration, en principe, c'étaient les plus gros actionnaires.

Q2 : Y avait pas de petits actionnaires, agriculteurs et tout.

R : Ah non, les agriculteurs n'étaient pas forcément actionnaires des sucreries.

Q2 : D'accord, y en avait quand même.

R : Il y en avait.

Q2 : Ouais.

R : Mais n'étaient pas forcément actionnaires des sucreries et n'étaient pas, j'en ai pas connu dans les conseils d'administration.

Q2 : Ouais, OK.

Q1 : Ils n'étaient pas assez nombreux, pas assez actionnaires.

R : Voilà.

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