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La sucrerie de Montcornet : activités, travail, fermeture

Les investissements sucriers

Q2 : Mais, vous faisiez tourner les immobilisations comme ça de matériel, vraiment, les gros trucs, les grosses machines.

R : Oui, ça tournait, mais ça tournait trois mois de l'année. A peu près trois mois de l'année.

Q2 : Parce qu'on m'a dit aussi beaucoup que Montcornet c'était l'usine qui avait des machines les plus performantes à la fin, quoi ?

R : Les plus performantes je ne sais pas, mais disons que Montcornet a suivi l'évolution des choses et a pris des machines qui ont fait baisser la main d'œuvre.

Q2 : Parce qu'il y avait du matériel neuf à la fin.

R : Oui, il y avait du matériel neuf.

Q2 : Et le matériel neuf, enfin, je veux dire, ça appartenait à l'usine vraiment, ou…

R : Oui ça appartenait à la sucrerie, oui.

Q2 : Parce qu'on m'a dit qu'après, il y avait eu des machines qui partaient vers Vauciennes et tout ça.

R : Oui, elles ont été vendues.

Q2 : Oui, ça a été vendu pour l'usine, quoi.

R : Oui.

Q2 : Parce qu'on ne m'a jamais dit réellement que ça a été vendu, si vous voulez.

R : Si, si ça a été vendu. A la fermeture de Montcornet, à la fermeture de Montcornet, attendez, comment je vais, Saint-Germain, euh, Montcornet avait fermé comme ça, je vais vous expliquer la fermeture de Montcornet. En 1976, on a, l'année de sécheresse, on a fait trois mauvaises campagnes de suite. Dans ces campagnes-là, avant ces campagnes-là, il y a eu des gros investissements des gros investissements de réaliser, à Montcornet, la modernisation de l'usine. Il y a eu un besoin d'argent, donc mauvaises campagnes, moins d'argent qui rentre, plus d'investissement, un besoin plus fort. Donc, il a fallu faire des emprunts aux banques et les banques n'ont pas répondu à nos demandes d'emprunt. Ils nous ont demandé, ils ont demandé à la société de, euh, de faire un apport d'argent frais par une augmentation de capital. D'accord, donc on a créé des actions nouvelles, une augmentation de capital, actions nouvelles, nouvel actionnaire, nouvel actionnaire, qui a répondu ?, les actionnaires individuels, famille, etc, n'ont pas beaucoup répondu. Ont répondu la sucrerie de Saint-Germainmont, concurrente, la sucrerie de Guignicourt, concurrente, la sucrerie de Mézy, concurrente et Sucre-union. Sucre-union, c'était le groupement de vente de sucres, de toutes les sucreries.

Q1 : Origny et tout.

R : Sucre-union, enfin, on reviendra après sur Sucre-union. Donc, tout le monde, enfin ces gens-là ont répondu à l'augmentation de capital et en répondant comme ça, en se groupant tous les quatre, ils devenaient majoritaires. Donc, ça a marché en 76, 77, jusqu'en 87. 87, ils ont dit, on devient majoritaires de la société, on fait une, on fait une société en commandite par actions, c'est-à-dire, on groupe la sucrerie de Saint-Germainmont, la sucrerie de Guignicourt, et la sucrerie de Montcornet. Et un an après, on fermait Montcornet pour récupérer le quotation.
Donc, pour revenir à Sucre-union, sucre-union, c'est les sucreries, les sucreries qui ont fait un groupement de vente. Il y avait au départ une quarantaine de sucreries qui ont fait ce groupement de vente, et ce groupement de vente était basé à Paris et avait la charge de vendre le sucre des sucreries adhérentes.

Q1 : Ils ne perdaient rien.

R : Ils ne perdaient rien. Non, ils étaient autonomes. Plutôt que chaque sucrerie fasse un service commercial, hein, qui fallait former, qui fallait, qui fallait payer, ils ont préféré faire un groupement de vente central, c'est un peu automatique.

Q2 : D'accord et heu, par rapport, en fait, c'est les concurrents qui ont racheté les actions de Montcornet.

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