Accueil Le projet Les dossiers La base projets2003 réalisations contact
Mémoire Vivante de Picardie - La base
presentation consultation
retour à la liste

Les métiers de tisseur à bras et de frangeuse

L'activité du textile à Fresnoy le Grand Marie les doigts d'or Le métier de tisseur à bras

Q2- On reconnaissait les bonnes frangeuses, y'avait une réputation à tenir (rire) ?

R- Ah oui, oui oui oui oui. Oui oui. Pas loin d'chez nous y'avait enne femme qu'elle euh... qu'elle frangeait mais... des châles et elle nattait, on app'lait ça natter, c'est ni plus ni moins que des franges qui z'auraient été reprisées. Mais cette femme là... d'abord on le... on l'da... on l'appelait Marie les doigts d'or, tellement que c'était fait impeccable hein. Ouais.

Q1- Et on t'nait à tenir sa réputation///

R- Ah oui.

Q1- de bonne frangeuse ?

R- Oui, oui oui oui oui. Et on est... voyez quand on était dans... les salles d'attente, qu'on attendait pour l'travail, eh ben ceux qui n'étaient pas subtiles y n'en prenaient pas beaucoup pis ceux qui z'étaient subtiles en prenaient... Bon y'avait enne cert... enne certaine jalousie.

Q2- Y avait une concurrence entre les femmes...

R- Oui, oui oui oui oui oui oui oui. Oui.

Q1- Et donc c'que vous disiez tout à l'heure c'est qu'votre grand-père euh... frangeait euh... non était tisseur à bras...

R- Etait tisseur à bras, et alors j'vous dit y rapportais le pour ça, pour... ma grand-mère y fasse ses fuseaux pis tout ah ben je l'vois cor avec sa p'tite sacoche qui ram'nait...l'travail à ma grand-mère.

Q1- Donc lui il était tisseur à bras à la... à la Filandière...

R- landière pis elle, elle faisait les... les volants avec un p't... elle avait enne lyonnaise et un rouet. Et vous voyez un, ces vieux de c'temps là comment y z'étaient, y z'y t'naient à leur euh... métier comme à la prunelle de leurs yeux, c'est l'cas de l'dire ; parce que ma grand-mère est morte à 47 ans et dans sa chambre, derrière son lit, elle avait gardé sa lyonnaise et son rouet qu'on n'avait jamais l'droit d'y toucher.

Q1- C'était l'instrument d'travail...

R- Elle... Oui. Elle est morte en 47 eh ben elle l'avait toujours gardé.

Q2- C'était sa vie en fait.

R- C'était sa vie. On n'avait pas l'droit d'y toucher hein. On n'avait pas l'droit d'y toucher. Euh quant elle faisait s'un ménage elle époustait tout ça mais fallait qu'ça reste dans c'coin là, fallait pas qu'on y touche. A... sa mort c'était la Filandière qui est v'nu r'chercher el'lyonnaise oui oui parce que nous on... premièrement on n'en... on... y z'avaient d'autres me, me... je n'sais pas si ça existe encore, mais y z'avaient certainement d'autres tactique que que... cette lyonnaise( ? ? ?) là hein. Les rouets, j'sais qui en avait cor à la Filandière.

Q1- Les rouets hum ?

R- Oui, oui. Mais vous voyez hein, euh... les vieux y z'étaient vraiment...

Q1- Oui. Oui c'était important qu'( ? ? ?)

R- Oui, oui oui oui oui oui oui oui.

Q2- Et une passion pour le métier euh...///

R- Oui et voyez oui///

Q2- la difficulté euh...

R- Oui oui oui oui oui oui oui oui pis alors euh... je sais pas c'était resté... ancré en elle pis qu'elle voulait s'en défaire hein, n'avait rien à faire hein.
nouvelle recherche

votre sélection

ajouter à votre sélection

imprimer
DownloadPlayer